Crise au Moyen-Orient : La vie nocturne au Caire, renaît de ses cendres
La vie nocturne qui fait la singularité de la capitale égyptienne, Le Caire, a repris des couleurs dans la soirée du mardi 28 avril, avec l’annonce de la fin officielle «des mesures d’économie d’énergie» en vigueur depuis plusieurs semaines, suscitant la colère de plusieurs commerçants.
Depuis plusieurs semaines, magasins, cafés et restaurants étaient contraints de fermer bien plus tôt, à cause des fâcheuses répercussions sur l’économie égyptienne du conflit en cours au Moyen-Orient depuis le 28 février dernier. En effet, cette guerre accompagnée d’une flambée des prix de l’énergie avait contraint la «capitale égyptienne à réduire durant un mois, sa consommation d’électricité», au titre d’une décision officielle.
Jusqu’au lundi 27 avril, les fermetures de lieux de commerce «fixées à 21h00 locales, puis repoussées à 23h00», avaient vidé les rues cairotes et semé une immense frustration aussi bien chez les commerçants que chez leurs clients.
L’équipe gouvernementale chapeautée par Mostafa Madbouly a levé «les restrictions» ce mardi, autorisant les établissements de commerce de la mégalopole égyptienne à fermer de nouveau «leurs portes à 01h00 du matin. Quant aux Magasins et Centres commerciaux, ils sont désormais autorisés à rester ouverts jusqu’à 23h00 locales et minuit le week-end».
Le Caire, mégalopole de plus de 20 millions d’habitants est réputée pour son niveau sonore nocturne, alimenté par la circulation automobile, des marchés bondés ou encore des bateaux de fêtards illuminant son célèbre fleuve du Nil.
Pour s’assurer du respect des mesures d’économie d’énergie édictées entre mars et avril 2026, le gouvernement Madbouly avait sorti le bâton. Avec des patrouilles de Police qui «menaçaient les noctambules récalcitrants d’amendes de 50.000 livres égyptiennes (environ 800 euros) voire de peines d’emprisonnement en cas de récidive».
L’Egypte, Etat le plus peuplé du monde arabe avec plus de 100 millions d’âmes, est fortement dépendante des importations de carburant du Moyen-Orient pour faire tourner son économie nationale.
