Le FMI révise légèrement à la hausse ses prévisions de la croissance mondiale en 2026

Le FMI révise légèrement à la hausse ses prévisions de la croissance mondiale en 2026

Le Fonds monétaire international (FMI) a revu à la hausse ce mardi 13 octobre, «ses prévisions de croissance mondiale pour 2026, les portant à 3,1%, soit une augmentation de 0,1 point de pourcentage par rapport à ses prévisions de juillet dernier».

L’institution de Bretton Woods justifie cette légère révision par «les économies stimulées par le boom des investissements dans l’IA (Intelligence artificielle) compensant celles touchées par le conflit au Moyen-Orient» depuis fin février 2026.

Le Fonds a décrit l’économie mondiale comme «n’étant ni simplement en ralentissement ni en accélération, mais comme présentant une réallocation de la croissance en fonction de l’exposition de chaque pays au choc énergétique provoqué par la guerre et à la demande liée à l’IA».

Dans ses «Perspectives de l’économie mondiale» intitulées «Une résilience à l’épreuve, des choix urgents», le FMI prévoit un «ralentissement de la croissance économique mondiale, qui passerait de 3,5% en 2025 à 3,1% en 2026, avant de remonter à 3,4% en 2027».

Les projections du FMI pour le compte de l’exercice 2027 restent inchangées par rapport aux prévisions de juillet 2026 et sont «supérieures de 0,2 point de pourcentage à celles d’avril 2026».

Les experts du FMI, soulignent d’autre part, que la «croissance se concentrait de plus en plus» sur la planète, précisant que «seules 32 économies représentent désormais 95% de la croissance mondiale, contre 54 en avril 2026. Les prévisions ont été revues à la baisse pour environ 47% des économies» sur terre.

Les économies les plus performantes en 2026 «allient une vulnérabilité énergétique limitée avec des liens étroits à la chaîne d’approvisionnement en matériel d’IA», expliquent les experts du FMI, relevant en revanche, que les importateurs d’énergie peu liés au cycle technologique, notamment de nombreux pays à faible revenu, «sont confrontés à la situation la plus difficile.
ces, indiquent les experts du FMI, sont confrontés à «une hausse de leurs factures d’importation, un affaiblissement de leur monnaie et une baisse des revenus réels».

Dans ses projections sur fin 2026 et courant 2027, le scénario de référence du FMI «table sur une réouverture du détroit d’Ormuz en mars 2027, les conditions devant revenir globalement à leur niveau d’avant-guerre d’ici octobre 2027».

Avant la conflit entre les USA et l’Iran, ce détroit assurait environ un quart du commerce maritime mondial de pétrole. Le Fonds fait observer que la fermeture du détroit «aurait réduit la croissance mondiale de 0,9 point de pourcentage cette année 2026 en l’absence de mesures compensatoires du côté de l’offre».

Le réacheminement de la production du Golfe, l’augmentation de la production ailleurs, la réduction des stocks et la moindre dépendance de l’économie mondiale vis-à-vis du pétrole, ont limité l’impact net à environ 0,3 point de pourcentage, indiquent par ailleurs les experts du FMI.

Agnès Molitor

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