M. Mezouar: Le rythme de mutation des entreprises doit être accéléré

Le rythme de mutation des entreprises marocaines doit être accéléré et l’Etat est décidé à apporter un souffle nouveau à cette évolution, a fait savoir, mercredi à Casablanca, M. Salah Eddine Mezouar ministre de l’Economie et des Finances.

Les efforts financiers consentis et les réformes entreprises ont été faits dans ce sens et pour que l’acte d’entreprendre et d’investir soit rapide, a-t-il souligné lors du panel consacré à la compétitivité des entreprises, organisé dans le cadre des 1-ères assises nationales de l’industrie, dont la cérémonie d’ouverture a été présidée, mercredi à Casablanca, par SM le Roi Mohammed VI.

Tous les mécanismes mis en place par le Pacte national pour l’Emergence industrielle sont des opportunités offertes aux entreprises et doivent être exploitées, a-t-il ajouté, précisant que les mesures et décisions prises sont en cohérence avec la compétitivité et l’attractivité des investissements dans le pays.

Notant que la PME restent le moteur de l’économie nationale et constituent l’élément central de création de l’emploi et de la créativité, il a souligné que l’Etat, en plus des financements classiques, accompagne les mutations des PME à travers divers programmes comme Imtiaz ou encore Moussanada

dédiés à aider et soutenir les entreprises performantes et qui veulent développer davantage leurs activités.

Il a cité, dans ce sens, également le Fonds Public-Privé qui verra le jour en juillet prochain et qui sera destiné à la création, au développement et à la transmission de l’entreprise. L’Etat joue son rôle, la visibilité et les outils de travail sont en train d’être mis en place et cette politique volontariste, qui traduit l’engagement des pouvoirs publics, est un signal pour le tissu économique, a-t-il noté.

Les entreprises doivent suivent le rythme des réformes mises en chantier a insisté, de son côté, M. Salaheddine Kadmiri président de la commission PME de la CGEM, ajoutant que les opérateurs n’ont pas d’autres choix s’ils veulent s’inscrire dans la pérennité et la performance.

Fruits d’une approche innovante, Imtiaz et Moussanada sont des initiatives louables et un levier financier important pour les entreprises, a-t-il estimé, ajoutant que la CGEM jouera le rôle de relais auprès des entreprises pour expliquer et clarifier davantage les mesures prises en leur faveur.

Pour sa part, M. Hicham Serghini, secrétaire général de la CCG, a donné un aperçu sur le Fonds Public-Privé à travers lequel quelque 350 millions de DH seront dédiés à la promotion de la PME.

Le Pacte national pour l’Emergence industrielle comporte un plan d’action volontariste de renforcement de la compétitivité des PME, de reconfiguration et de consolidation du tissu économique et un programme accéléré pour la création de PME compétitives.(MAP)

Martin Levalois

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