Les Tunisiens consomment 25% de cigarettes de la contrebande

Les Tunisiens consomment 25% de cigarettes de la contrebande

« En Tunisie, 1 cigarette sur 4, est consommée illégalement », indique une étude intitulée « la consommation illicite de cigarettes en Algérie, Maroc, Tunisie et Libye ».

Publiée mercredi, par le réseau international de cabinets d’audit et de conseil KPMG, l’étude fait ressortir que sur un total de 18,98 milliards de cigarettes consommées en 2016, en Tunisie, 4,64 milliards de cigarettes proviennent de la contrebande.

« Si ce volume de cigarettes avait été consommé légalement, des revenus additionnels de l’ordre de 219 millions de dollars, auraient été perçus par la Tunisie » fait remarquer le document.

Il ressort toutefois, de cette étude que le flux d’entrée des cigarettes illégales en Tunisie a baissé de 35 % entre l’année 2015 et 2016, et ce, en raison « de la politique dynamique du pays visant à réduire le commerce illégal des cigarettes, par l’adoption d’un contrôle strict des camions au niveau des frontières ».

Pour les pays du Maghreb, cette étude a révélé, également, qu’1 cigarette sur 5 est consommée illégalement. Le commerce parallèle a affaibli les revenus des Etats du Maghreb, en les privant d’une recette fiscale de 565 millions de dollars supplémentaires en 2016.

« Les efforts visant à réduire la contrebande de cigarettes en 2016, semblent avoir contribué à une baisse du volume global de cigarettes illicites dans toute la région du Maghreb qui passe de 17 à 13 milliards de cigarettes entre 2015 et 2016 », lit-on dans le document qui ajoute que « de plus, les différences de prix encouragent le mouvement des cigarettes de l’Algérie vers les pays voisins ».

En 2016, plus de 5 milliards de cigarettes ont transité vers d’autres destinations. Cependant, le rapport fait état d’une baisse de la contrebande de cigarettes en 2016, suite au renforcement de la sécurité aux frontières.

L’étude a montré également que la contrebande de cigarettes n’était qu’une des composantes d’un vaste réseau de commerce illicite, dans lequel des produits comme le carburant et les denrées alimentaires passent illégalement, les frontières pour être revendus à moindre prix.

Les quatre pays du Maghreb subventionnent les produits de base tels que le pain, le sucre, les matériaux de construction, créant ainsi, des différences de prix qui incitent à faire passer des marchandises en contrebande vers les pays voisins.

Kayi Lawson

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *