L’économie égyptienne a le vent en poupe

L’économie égyptienne a le vent en poupe

Avec une moisson de 8,7 milliards de dollars d’Investissements directs à l’étranger (IDE) perçus au premier semestre 2017, l’Egypte est en passe d’atteindre et même de dépasser l’objectif de 10 milliards de dollars d’IDE visés pour l’année 2017.

La mise en œuvre de plusieurs mesures destinées à améliorer le climat des affaires dans le pays ainsi que le rééquilibrage en cours de l’économie stimulent l’appétit des grands investisseurs, relève le Caire.

La ministre égyptienne des investissements, Sahar Nasr, explique cette performance par la dévaluation de la livre égyptienne, qui réduit le coût des affaires, et l’entrée en vigueur d’une nouvelle loi sur les investissements.

«L’Egypte peut dépasser son objectif de 10 milliards de dollars pour les investissements directs étrangers cette année, car la dépréciation de la livre a réduit le coût des affaires et une nouvelle loi sur les investissements va bientôt entrer en vigueur, ce qui va renforcer l’attractivité de la première économie d’Afrique du Nord», a-t-elle confié.

Les autorités égyptienne comptent surfer sur cette vague d’optimisme pour attirer plus de flux afin de financer les grands projets d’infrastructure et redonner ses couleurs d’antan à la première économie d’Afrique du Nord et l’une des plus importantes du Continent qui a sombré dans une conjoncture difficile depuis le «printemps arabe».

« Le pays est en négociation avec des investisseurs d’Arabie Saoudite, de Singapour, de Chine et des Émirats arabes unis sur des projets porteurs», a indiqué Mme Nasr, soulignant que «les potentiels investissements sont concentrés dans les secteurs du pétrole et du gaz, de l’immobilier, du tourisme et de la logistique ». « Il était trop tôt pour commenter la taille des offres potentielles », a ajouté la ministre des investissements.

A titre de comparaison, en 2016, le montant total des IDE perçus par le pays s’est élevé à quelque 6,9 milliards de dollars, selon le rapport 2017 de la CNUCED sur les investissements en Afrique, ce qui place le pays dans le trio de tête des destinations les plus attractives du Continent.

Martin Levalois

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