La Chine met fin au commerce de l’ivoire

La Chine met fin au commerce de l’ivoire

Cadeau du Nouvel An pour les éléphants et les rhinocéros de la part de la Chine. Le pays du Milieu vient de fermer ses portes au commerce de l’ivoire. Le géant asiatique a annoncé en finir, à partir du 31 décembre 2017, avec ce type de commerce, préjudiciable à certains animaux menacés.

Ainsi la Chine respecte son engagement de mettre fin à la transformation et aux ventes commerciales de l’ivoire à la fin de 2017. Cette mesure affecte 34 entreprises de transformation et 143 lieux de commerce désignés. Ces derniers fermeront tous, alors que la Chine était autrefois le plus grand marché de l’ivoire au monde.

L’interdiction du commerce forcera les sculpteurs d’ivoire à fermer boutique. Le gouvernement chinois a fermé en mars 67 ateliers de sculpture d’ivoire et points de vente au détail, et les 105 restants fermeront à la fin de l’année.

Les autorités chinoises ont fait savoir qu’elles continueraient de sévir face à la collecte d’ivoire et à la transformation, aux ventes, au transport et à la contrebande de défenses d’éléphants.

En 2015, la Chine s’est jointe aux efforts mondiaux en annonçant qu’elle éliminerait le commerce de l’ivoire et interdirait les importations d’ivoire et de produits en ivoire.

La lutte chinoise contre le commerce de l’ivoire a entraîné une baisse des prix, et le nombre d’éléphants abattus ces trois dernières années a diminué de 65%, indique un rapport de l’ONG Save the Elephants.

« L’interdiction de la Chine est cruciale pour les éléphants », a déclaré Peter Knights, PDG de Wild Aid.

Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature, la population d’éléphants d’Afrique a diminué de 111.000 ces dix dernières années. La tendance générale du braconnage des éléphants d’Afrique est en baisse par rapport au pic de 2011, mais reste trop élevée à l’échelle du continent.

Le Fonds mondial pour la nature (WWF) a découvert qu’entre 2008 et 2016, le nombre d’éléphants avait baissé de 66% dans certaines parties du Cameroun, du Congo, de la République centrafricaine et du Gabon.

Martin Levalois

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