Le Burundi porte la candidature de Macky Sall au poste de SG de l’ONU
La candidature de l’ex-Président sénégalais, Macky Sall (2012 à 2024) au poste de Secrétaire Général de l’ONU a été officialisée et transmise ce lundi 2 mars à l’ONU, par le Burundi qui assume depuis février 2026, la présidence tournante de l’Union Africaine (UA).
«La présidente de l’Assemblée générale (des Nations Unies) a reçu une nouvelle nomination au poste de SG de l’ONU», a annoncé la veille, la porte-parole de l’Assemblée générale de l’ONU, La Neice Collins.
«Il s’agit de Macky Sall, ancien Président du Sénégal. Il a été nommé par la République du Burundi qui a présenté les documents ce matin», a détaillé l’Assemblée Générale onusienne.
«Le Burundi préside l’Union Africaine et c’est important pour le Président Macky Sall d’avoir une approche continentale. Son combat, notamment en tant que Président de l’Union Africaine (de février 2022 à février 2023) était de porter la voix de l’Afrique dans les instances internationales», a expliqué une source proche de Macky Sall.
La candidature de Macky Sall n’est pas portée par le Sénégal parce qu’il est en froid avec les actuelles autorités sénégalaises depuis son départ du pouvoir en mars 2024. Macky Sall demeure accusé par le pouvoir Sonko-Faye «d’avoir dissimulé des chiffres économiques importants, comme la dette publique, dans un pays en situation économique préoccupante».
La course à la succession du Portugais Antonio Guterres est ouverte depuis novembre 2025, suite à une lettre officielle envoyée «aux Etats membres pour qu’ils proposent des candidats au poste de SG». Le prochain patron des Nations Unies va entamer son mandat le 1er janvier 2027.
Selon les textes de l’ONU, chaque candidat potentiel «doit être présenté officiellement par un Etat ou un groupe d’Etats, mais pas forcément par son pays d’origine».
La candidature de Macky Sall s’ajoute à celle de l’ancienne Présidente chilienne, Michelle Bachelet, du patron de l’Agence internationale de l’énergie atomique, l’Italien Rafael Grossi, ou encore celle à venir du Costa Rica, via son ancienne vice-présidente, Rebeca Grynspan.
Selon la tradition de rotation géographique pas toujours suivie, le poste de SG de l’ONU doit revenir en 2026 à l’Amérique latine. Et, de plus en plus d’Etats sur la planète «plaident pour qu’une femme occupe pour la première fois ce poste».
