Le Sénégal souhaite mieux anticiper sur les corollaires de la crise au Moyen-Orient sur son économie
En Conseil des ministres ce 15 avril, le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a exhorté l’exécutif de son pays à anticiper davantage les «répercussions de la crise au Moyen-Orient qui impactent déjà les prix de l’énergie, la sécurité des chaînes d’approvisionnement ainsi que la stabilité des marchés financiers, et pèse lourdement sur les finances publiques».
«La situation au Moyen-Orient, aggravée par les tensions géopolitiques autour de l’Iran, se dégrade de façon continue. Cette crise aux ramifications multiples impacte déjà l’économie sénégalaise», a noté le communiqué officiel issu de la grand-messe hebdomadaire de l’exécutif du Sénégal ce 15 avril.
Les ministres sénégalais ont ainsi été exhortés par Ousmane Sonko «à l’anticipation et à la préparation opérationnelle». Le titulaire du portefeuille de l’Energie et du Budget a obligation de proposer à l’exécutif «un calendrier pour l’opérationnalisation de mesures stabilisatrices», a renseigné l’Etat du Sénégal ce 15 avril.
Des instructions ont par ailleurs été données aux ministres «de veiller à une meilleure rationalisation des dépenses et à une discipline budgétaire renforcée». Le duo Faye-Sonko exige de ses ministres que lui soit soumis, «dans un délai de quinze jours, un ensemble de mesures concrètes d’économie et de redéploiement dans leurs secteurs respectifs».
Le Sénégal est exportateur de pétrole et de gaz depuis juin 2024, mais dépend, à l’image de plusieurs autres Etats africains, de l’approvisionnement extérieur pour ses besoins en hydrocarbures raffinés.
