Tunisie: Vision stratégique de l’agriculture nationale sur la période 2026-2030 désormais connue du grand public
L’Etat tunisien a présenté ce 15 avril sa «vision stratégique de l’agriculture pour la période 2026-2030», en exhortant les acteurs majeurs de la chaîne agricole «à des réformes engagées dans des filières-clés comme les secteurs céréalier et oléicole».
Cette posture étatique découle d’un Conseil ministériel présidé par la Première ministre Sarra Zaafrani Zenzri.
En matière céréalière, les orientations stratégiques pour «le système de grandes cultures comportent le développement des cultures irriguées via une meilleure gestion de l’eau, ainsi que les pratiques de rotation des cultures appropriées pour garantir la durabilité des exploitations et le maintien de la fertilité des sols», se positionne l’Etat central de ce pays maghrébin.
Autour des projections étatiques liées à la filière oléicole, Sarra Zaafrani Zenzri a convié les acteurs concernés à renforcer la «compétitivité du secteur à l’international, à soutenir davantage les petits producteurs dans toutes les étapes (récolte, collecte, transformation, stockage), et à faciliter leur accès au financement bancaire à des conditions préférentielles».
A ces mesures idoines autour de ces deux filières, l’Etat de la Tunisie recommande par ailleurs «la diversification des mécanismes de financement, le développement des outils d’intervention, la promotion des exportations conditionnées à forte valeur ajoutée et l’ouverture vers de nouveaux marchés prometteurs».
Dans une économie tunisienne tournée vers les services et l’exploitation phosphatière, le secteur agricole (70% de la principale source de revenus des populations rurales) participe «à hauteur d’environ 10% à la formation du PIB du pays, 13% dans la valeur des exportations et 14% dans la création des emplois», informent des statistiques officielles.
