La Côte d’Ivoire met à contribution Petrobras pour l’exploitation de ses richesses pétrolières
L’Etat ivoirien a signé ce 17 septembre 2026 à Abidjan (poumon économique du pays) avec la compagnie pétrolière brésilienne Petrobras «des contrats de partage de production concernant huit blocs» situés dans la partie ouest de son bassin sédimentaire.
Aux dires de Mamadou Sangafowa-Coulibaly (ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Energie), Petrobras prévoit d’investir «plus de 250 milliards de francs CFA (446,5 millions de dollars) dans l’acquisition de données sismiques de dernière génération et la réalisation d’au moins huit forages en eaux très profondes» du pays. Et de préciser que ces contrats prévoient «également le versement d’un bonus de signature de 24 millions de dollars».
«Huit contrats de partage de production signés en une seule journée avec un même opérateur, c’est une première dans l’histoire de notre bassin sédimentaire», a loué le ministre Sangafowa-Coulibaly.
La compagnie nationale Petroci dispose d’une «participation initiale de 10%, assortie d’une option payante de 15% supplémentaires pouvant porter sa participation à 25% en cas de découverte, tandis que Petrobras détient 90% des parts et assure le rôle d’opérateur», a complété Mamadou Sangafowa-Coulibaly.
Ces contrats entre l’exécutif ivoirien et Petrobras sont «structurés en trois phases. La première, d’une durée de deux à trois ans, est consacrée à l’acquisition, au retraitement et à l’interprétation des données sismiques existantes, ainsi qu’à la réalisation d’études géologiques», a détaillé la partie ivoirienne.
Les deuxième et troisième phases, d’une durée de trois à quatre ans, «comprennent notamment l’acquisition de 4.491 km² de données sismiques et la réalisation de plus d’une dizaine de forages». En cas de découverte, après recouvrement des coûts, «la production sera répartie à hauteur de 62,5% pour la partie ivoirienne et de 37,5% pour Petrobras», a affiné le ministre Sangafowa-Coulibaly.
La Côte d’Ivoire est un jeune Etat producteur d’hydrocarbures en Afrique de l’ouest. La signature de contrats de ce 17 septembre porte dorénavant le «taux d’occupation du bassin sédimentaire ivoirien à 75%, soit environ 63.000km² couverts par des activités de production, d’évaluation et d’exploration», a actualisé le ministère des Mines, du Pétrole et de l’Energie du pays.
Avec une production de 45.000 barils par jour en 2024, la Côte d’Ivoire reste un producteur de pétrole de taille modeste à l’échelle africaine.
