Algérie : l’approvisionnement en eau pose problème

Algérie : l’approvisionnement en eau pose problème

L’Algérie reste toujours confrontée à un problème d’approvisionnement en eau potable. Ce, bien que d’importants investissements aient été consentis afin de régler cette difficulté.

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En dévoilant quelques chiffres relatifs à la distribution d’eau cette semaine, le ministre algérien des ressources hydriques, Hocine Necib, s’est voulu rassurant. Il a affirmé que 3 sur 4 Algériens ont accès à l’eau au quotidien. Et, de ce lot, 24 % en disposent 24h/24h, 16 % tous les deux jours et 9 % tous les trois jours. Toutefois, avec l’arrivée de l’été, bien de régions algériennes se sont retrouvées à court d’eau. Pour preuve, les pénuries d’eau ont même frappé certains recoins de la capitale Alger, qui, à l’opposé, semble très bien approvisionnée en la matière fort de ses nombreuses infrastructures (barrage de Taksebt, forages d’appui, stations de dessalement). Pire, les mêmes difficultés rencontrées à l’intérieur du pays ont conduit à des émeutes de l’eau.

Le gouvernement algérien a donc encore beaucoup d’efforts à fournir en matière de mobilisation des ressources hydriques. Pourtant, l’Exécutif a multiplié les réalisations sur les 15 dernières années, parmi lesquelles la construction de 40 barrages environ et la hausse du nombre de stations de dessalement pour en atteindre 9, soit une capacité actuelle d’1,5 million de m3. En outre, ce pays a atteint, en 2011, les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) des Nations Unies en ce qui concerne le volet « eau potable ». Ce, en signant un taux de raccordements à hauteur de 95 %. Néanmoins, cela n’est pas encore suffisant. Raison pour laquelle le gouvernement projette, dans le cadre de son plan quinquennal 2015 – 2019, d’installer au minimum 30 nouveaux barrages correspondant à une capacité d’1,5 milliard de m3.

Martin Levalois

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