Le Maroc oeuvre à la mise en application d’un plan national global de lutte contre la corruption

Le ministre délégué chargé de la Modernisation des Secteurs publics, M. Saad Alami a souligné, samedi au Caire, que le Maroc oeuvre actuellement à la mise en application d’un plan national global de lutte contre la corruption englobant les aspects préventif, législatif et institutionnel.

S’exprimant à la séance d’ouverture du 11-ème congrès annuel général de l’Organisation arabe pour le développement administratif (OADA), tenu sous le thème « Vers une stratégie nationale de lutte contre la corruption », M. Alami a indiqué que ce plan vise à consacrer les bases de transparence dans la gestion de la chose publique.

Sur le plan préventif, le ministre a mis l’accent sur la nécessité de rendre obligatoire le principe de motivation des décisions administratives, de définir les responsabilités dans la gestion des dépenses publiques, de promouvoir la transparence de la vie politique, de moraliser l’action des partis politiques et d’instaurer le cadre juridique et procédurier de la Déclaration du patrimoine.

Concernant le volet législatif, M. Alami a signalé qu’il a été procédé au parachèvement des mécanismes répressifs sanctionnant les actes de corruption à travers des dispositions prévoyant le durcissement des sanctions et la récupération des biens obtenus dans des affaires de corruption.

L’aspect institutionnel en matière de lutte contre la corruption a été également renforcé par la création de l’Instance centrale pour la prévention de la corruption (ICPC) d’une unité de traitement des informations financières chargée de lutter contre le blanchiment d’agent, outre la mise en place du Conseil de la concurrence, a-t-il dit.

Il a en outre souligné que le Maroc a déployé des efforts considérables en matière de renforcement de l’administration électronique et de simplification des procédures pour permettre au citoyen d’accéder aux différents services administratifs à travers l’Internet et la création du portail marocain des marchés publics.

L’expérience marocaine dans le domaine de la lutte contre la corruption a eu un écho favorable auprès des intervenants lors de la séance d’ouverture du congrès, notamment le directeur général de l’OADA, Rifaat Faâouri, qui représente également le ministère égyptien du développement administratif.

L’organisation arabe pour le développement administratif est l’une des organisations spécialisées de la Ligue arabe. Elle a pour mission de contribuer à la réalisation du développement administratif dans le monde arabe au service des questions du développement global à travers l’approfondissement du concept de l’administration, et l’amélioration des compétences de l’administration arabe dans tous les secteurs administratifs et socio-économiques.(MAP)

Martin Levalois

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