UEMOA : Les particuliers réticents aux dépôts bancaires

UEMOA : Les particuliers réticents aux dépôts bancaires

BCEAO-DakarLe taux de bancarisation s’améliore au sein de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), mais les particuliers font de moins en moins de dépôts.

Selon la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) basée à Dakar, au Sénégal, les montants des dépôts à l’ouverture des comptes bancaires au sein de l’espace ouest-africain, ont accusé une légère hausse de 2,9% en 2014, contre une augmentation record de 41,5% en 2012 et une baisse de 1,2% en 2013.L’évolution des dépôts dans l’UEMOA demeure contrastée d’un pays à l’autre en 2014.

Une augmentation importante a ainsi été observée au Sénégal (40,4%), au Niger (28,7%) et au Burkina (10,9%). Cette augmentation est le fait des particuliers (au Burkina et au Sénégal) et des organismes assimilés à l’Etat (au Niger), précise l’institution monétaire.

Cependant, au Bénin, au Togo et en Guinée-Bissau, les dépôts ont nettement reculé en 2014, soit respectivement de 25,5%, 17,6% et 10,9%, reflétant le recul net des dépôts des particuliers.

Dans les autres pays, la BCEAO relève un accroissement modéré des dépôts, soit de 6% en Côte d’Ivoire et 8,3% au Mali.

« Il est observé une baisse des dépôts des particuliers et des entreprises individuelles, alors que les dépôts des entreprises financières sont en nette hausse », indique la BCEAO, qui souligne qu’à l’échelle de l’Union, les dépôts des particuliers ont baissé de 28,5% en 2013, puis de 10,5% en 2014.

Les entreprises financières, qui comptent également les Systèmes financiers décentralisés (SFD) et les structures offrant les services de paiement électroniques, ont vu leurs dépôts augmenter de 30,3% en 2013 et 17% en 2014.

« Ce constat est mis en rapport avec l’amélioration de l’accès de la population aux services de paiement électronique, qui aurait un impact baissier sur les dépôts des particuliers dans les banques, au profit de ceux des sociétés financières » ajoute la même source.

Kayi Lawson

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