Le cacao ivoirien fait face au Swollen shoot

Le cacao ivoirien fait face au Swollen shoot

La descente aux enfers du cacao ivoirien se poursuit. Eprouvé par la baisse du coût mondial lors de la campagne agricole écoulée, le secteur cacaoyère en Côte d’Ivoire doit faire face au Swollen shoot, une maladie qui dévaste la production des zones contaminées et qui menace le verger du leader mondial du cacao.

100.000 hectares de plantation de cacao doivent être détruits, dans les prochains mois, pour tenter d’enrayer le mal. L’opération d’arrachage a été lancée ce 22 janvier à Oukoukoffikro, un village situé dans le centre ouest du pays. Ce sont déjà, plus de 22.000 hectares de plantation qui ont été déjà arrachés en Côte d’Ivoire.

C’est en effet l’unique solution qui se présente face à un mal pour lequel il n’existe aucun traitement, a fait savoir le directeur général du Conseil Café Cacao (CCC), Yves Koné. Ce dernier a expliqué que la maladie est en progression dans le verger et l’arrachage des cacaoyers malades s’impose comme la seule solution face à ce fléau.

L’opération va coûter 34,5 milliards FCFA, soit 52,6 millions d’euros. Les paysans impactés percevront en guise d’accompagnement 50 000 FCFA (environ 76 euros) par hectare de plantation détruit. Ils recevront en outre des plants de « cacao Mercedes », une variété à haut rendement, pour relancer leur plantation.

Le Swollen shoot qui touche principalement les régions du centre ouest ivoirien, dans les zones de Bouaflé, Sinfra et Soubré, a été découvert dans les années 1940. C’est une maladie virale endémique qui sévit en Afrique de l’ouest et se propage par le biais de cochenilles. L’on estime que dans les plantations infectées, les pertes de récolte vont de 25% dès la première année à la perte totale de la production au bout de 3 à 5 ans.

La Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial de fèves de cacao avec près de deux millions de tonnes et détient 40% de parts du marché. Le cacao représente 15% du PIB et plus de 50% des recettes d’exportation et les deux tiers des emplois et des revenus de la population.

Martin Levalois

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