La Tunisie à la recherche de ressources supplémentaires

La Tunisie à la recherche de ressources supplémentaires

La Tunisie est à la recherche de ressources supplémentaires pour juguler la conjoncture actuelle exacerbée par la pandémie de la Covid-19. «La conjoncture économique actuelle qui reste très difficile, nécessite la mobilisation de ressources supplémentaires, outre la maîtrise de l’hémorragie des finances publiques», a déclaré, ce dimanche 18 octobre 2020, le Chef du gouvernement tunisien, Hichem Mechichi.

Le premier ministre a réitéré l’engagement de son gouvernement à présenter les chiffres et les données économiques et financières tels qu’ils le sont réellement. La vérité sur les comptes va permettre de rétablir la confiance avec les partenaires économiques et sociaux ainsi que les différents bailleurs de fonds, a-t-il souligné.

«Rétablir la confiance reste tributaire du respect des accords conclus avec les partenaires concernés, d’autant plus que la situation de l’économie tunisienne est exceptionnelle et nécessite des mesures exceptionnelles», a laissé entendre M. Mechichi.

Le chef du gouvernement tunisien a fait noter que l’apport de la Banque centrale de Tunisie (BCT) est primordial dans la gestion de la crise actuelle qui s’est encore aggravée à cause de la pandémie de Covid-19.

Sans mâcher ses mots, il a reconnu que le secteur public nécessite une restructuration de fond afin d’identifier les causes de sa détérioration. «La réforme commencera quand l’état remboursera ses dettes envers les entreprises publiques», a-t-il laissé entendre, annonçant la mobilisation de 4 mille milliards de dinars dans le cadre du projet de loi de finances 2021 pour payer ces dettes.

Pour pouvoir compter sur le secteur informel, dans la relance économique, les initiatives doivent contribuer à l’intégrer dans le circuit formel, à travers notamment des réformes fiscales. «Les contrevenants par la suite seront sanctionné», a prévenu Hichem Mechichi, ajoutant que le temps où les politiques protégeaient les criminels économiques est révolu. «Aucun parti politique ne pourra protéger les contrevenants», a-t-il martelé.

L’économie tunisienne est mal en point à cause de la pandémie du niveau coronavirus. Actuellement, toutes les pistes sont explorées pour pouvoir remettre les pendules à l’heure.

Kayi Lawson

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