La menace d’une invasion de pèlerins plane sur l’Afrique de l’Est

La menace d’une invasion de pèlerins plane sur l’Afrique de l’Est

La région d’Afrique de l’Est est sous l’emprise d’une nouvelle invasion de criquets pèlerins, d’après une alerte lancée par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO).

Les pluies abondantes des dernières semaines risquent d’entraîner «une reproduction avec des éclosions et la formation de bandes larvaires supplémentaires (des criquets pèlerins, Ndlr) dans l’Est de l’Éthiopie et dans le nord de la Somalie, avec des envols et la formation d’essaims à partir de fin juin», a averti la FAO dans son dernier rapport.

«Une reproduction locale serait également possible au Kenya, de même qu’une reproduction à petite échelle dans les zones de reproduction estivale du Soudan et de l’ouest de l’Érythrée dès le début des pluies saisonnières», prévient l’agence onusienne.

La FAO fait noter que la nouvelle génération d’essaims immatures devrait en outre, se déplacer vers la région d’Afar dans le nord-est de l’Éthiopie pour la reproduction estivale en août et septembre.

Pour contrer cette nouvelle menace acridienne, l’organisme international préconise le renforcement de la lutte à travers des opérations aériennes de pulvérisation.

La FAO insiste sur la nécessité de mettre en place des équipes de surveillance et de contrôle au sol pour la détection et la réduction des infestations de bandes larvaires avant qu’elles ne prennent leur envol et ne forment une nouvelle génération d’essaims immatures à partir de fin juin.

Dans la région d’Afrique de l’Est, les invasions acridiennes impactent les moyens de subsistance et pèsent sur la sécurité alimentaire de plus de 10 millions de personnes.

En phase grégaire, un petit essaim de criquets pèlerins consomme en une journée une quantité de nourriture équivalente à celle de 35.000 personnes, fait-on remarquer.

La Fao rappelle enfin, que l’invasion acridienne risque de provoquer un exode rural, un appauvrissement des ménages et une réduction de la main-d’œuvre agricole à cause des énormes dégâts qu’occasionnent les criquets à leur passage dans les champs.

Aliste Flandrain

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