L’UE part à la rescousse du Mozambique confronté à un radicalisme violent 

L’UE part à la rescousse du Mozambique confronté à un radicalisme violent 

L’Union européenne (UE) a approuvé ce mercredi 30 juin, la mise sur pied «d’une mission militaire » pour la formation des forces armées du Mozambique en matière de lutte contre les groupes armés jihadistes et les groupes radicaux violents.

L’entente diplomatique entre les 27 doit encore être validée par les ministres des Affaires étrangères de l’UE lors de leur réunion du 12 juillet prochain, annonce l’institution basée à Bruxelles (Belgique). L’effectif de cette mission militaire n’est pas encore connu.

La France, l’Espagne, l’Italie et le Luxembourg se sont déclarés prêts à répondre à l’appel du Portugal et à participer à cette mission européenne, a confié un diplomate européen à l’AFP.

La France a actuellement d’énormes intérêts énergétiques au Mozambique via Total Energies (autour d’un immense site gazier), alors que le Portugal est l’ancienne puissance coloniale de cet Etat d’Afrique australe.

Le Portugal avait déjà indiqué en mai 2021 «être prêt à fournir la moitié des éléments de cette mission de formation». Il a aussi, envoyé des instructeurs au Mozambique après l’attaque le 24 mars dernier, de la ville portuaire de Palma par des groupes armés jihadistes actifs dans la province du Cabo Delgado, à la frontière avec la Tanzanie.

Les violences dans le nord-Est du Mozambique ont tué 2.800 personnes et forcé près de 800.000 autres à fuir leurs foyers, selon des chiffres onusiens. Elles ont aussi provoqué une grave crise humanitaire depuis 3 ans dans cette région du Mozambique, pourtant devenu un exemple de succession démocratique en Afrique.

L’annonce des 27 de ce mercredi vient conforter l’entente des dirigeants des pays d’Afrique australe, le 24 juin dernier, d’envoyer des troupes au Mozambique pour lutter contre les groupes jihadistes qui sèment la terreur dans le nord-est du pays depuis plus de trois ans.

Ces groupes armés connus localement sous le nom d’Al-Shabab (« les jeunes » en arabe) font régner la terreur dans la province pauvre et à majorité musulmane du Cabo Delgado.

Martin Levalois

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