Les enseignants universitaires au Mali menacent d’entrer en grève

Les enseignants universitaires au Mali menacent d’entrer en grève

Le Syndicat national de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (SNESUP) menace d’observer cinq jours de débrayage, reconductible, du lundi 4 au vendredi 8 octobre 2021.

Cette menace fait suite au préavis de grève adressé au ministère Travail, de la Fonction Publique et du Dialogue social le 17 septembre dernier.

Dans leur plateforme revendicative, les enseignants dénoncent le retard dans l’application des points 2 et 4 du Protocole d’accord du 18 mai 2017, l’indifférence observée dans la mise en œuvre du procès-verbal de conciliation du 7 janvier 2021, et aussi dans la mise en œuvre du Rapport du 6 mai 2021 de la Commission technique de relecture du Statut des enseignants-chercheurs et de son décret d’application, entre autres.

Selon le Professeur Abdou Mallé, Secrétaire général du syndicat, les doléances des enseignants portent aussi sur le payement des arriérés d’heures supplémentaires et des frais des tâches liées aux examens, et sur «le blocage artificiel au Secrétariat général du Gouvernement de l’Ordonnance sur les deux nouvelles grilles indiciaires planchers 755 et 850 et plafonds 1555 et 1650, l’augmentation de 2 ans de l’âge de départ à la retraite pour les enseignants-chercheurs seniors et du décret d’application relu du Statut de ces enseignants».

Face à cela, le SNESUP exige du ministère Travail, de la Fonction Publique l’application «immédiate et intégrale» des points d’accord contenus dans le procès-verbal de conciliation du 26 août dernier. Si ces revendications ne trouvent pas de satisfaction, les universitaires n’excluent pas la reconduction de leur mouvement de grève.

En août dernier, la Synergie des syndicats des enseignants maliens avait décidé d’entrer en désobéissance civile en fermant les établissements scolaires sur toute l’étendue du territoire.

Agnès Molitor

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