La BAD exclut l’entreprise malienne IYA S.A.R.L. pour 20 mois pour corruption

La BAD exclut l’entreprise malienne IYA S.A.R.L. pour 20 mois pour corruption

Dans le cadre de sa lutte contre la corruption, le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a annoncé ce mercredi 07 janvier dans un communiqué, l’exclusion officielle de « IYA S.A.R.L », une entreprise de construction immatriculée au Mali, pour une durée de 20 mois.

Cette sanction, qui s’étend également à l’ensemble des filiales de l’entreprise «IYA S.A.R.L» qui est frappée également de d’une interdiction de toute participation aux projets financés par le Groupe de la Banque, pendant une année et huit mois, fait suite à des preuves de pratiques frauduleuses identifiées lors d’un appel d’offres stratégique.

En effet, selon le communiqué, une enquête, diligentée par le Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption du Groupe de la BAD, a établi que, dans le cadre de l’appel d’offres pour la construction d’infrastructures électriques relatif au Projet d’interconnexion électrique Guinée-Mali (PIEGM), IYA S.A.R.L. a commis une pratique frauduleuse.

Le projet PIEGM a été conçu pour contribuer au renforcement des échanges d’énergie électrique entre les pays de la sous-région ouest-africaine et en particulier, entre la Guinée et le Mali et pour promouvoir le développement socio-économique des deux pays en garantissant un meilleur accès de la population à une électricité de qualité et à moindre coût.

La mesure d’exclusion témoigne de la fermeté de l’institution panafricaine dans sa politique de tolérance zéro. La BAD conditionne la levée de l’exclusion par la mise en œuvre d’un programme de conformité en matière d’intégrité par la société sanctionnée, laquelle devra fournir des preuves tangibles que ses pratiques internes sont désormais alignées sur les directives strictes de la Banque.

Le Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption du Groupe de la BAD est responsable de la prévention, de la dissuasion et de l’investigation sur les allégations de corruption, de fraude et d’autres pratiques passibles de sanctions dans les opérations financées par la Banque.

La BAD tient à protéger l’intégrité de ses investissements et veille à ce que les fonds destinés au développement profitent réellement aux populations africaines, sans être détournés par des pratiques déloyales.

Agnès Molitor

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