Les pêcheurs sénégalais invités à respecter le repos biologique des poissons dans le voisinage immédiat

Les pêcheurs sénégalais invités à respecter le repos biologique des poissons dans le voisinage immédiat

Sous forme de rappel et de coup de semonce, le ministère sénégalais des Pêches et de l’Economie maritime a convié ce mardi 27 janvier, « les pêcheurs à respecter strictement la réglementation en vigueur dans les eaux des Etats voisins du Sénégal, notamment en Guinée-Bissau où une période de repos biologique est observée durant le mois de janvier ».

La sortie du gouvernement sénégalais sur ce sujet extraterritorial est mue par la suspension par l’Etat voisin de la Guinée-Bissau de toute « activité de pêche industrielle dans ses eaux en janvier 2026, dans le cadre du repos biologique destiné à protéger la reproduction des espèces et à préserver durablement les ressources halieutiques ». Un repos biologique décidé sur la base des alertes de l’Institut national de recherche des pêches et de l’océanographie, autour d’une pression de pêche excessive dans la Zone économique exclusive (ZEE) de la Guinée-Bissau.

Selon un communiqué du ministère sénégalais des Pêches et de l’Economie maritime, « des démarches ont été entreprises auprès des autorités bissau-guinéennes concernant un cas de pirogue sénégalaise en infraction, dans un esprit de coopération sous-régionale ».

« La sécurité en mer, l’assistance aux pêcheurs, la gestion des accidents, la modernisation des infrastructures et le respect de la réglementation constituent des priorités constantes » du ministère sénégalais des Pêches, a rappelé le communiqué.

Dans la foulée, l’Etat du Sénégal rassure l’opinion publique « sur le fait que toutes les initiatives entreprises concourent au développement durable du secteur de la pêche et à l’amélioration des conditions de vie des communautés de pêche au Sénégal ».

La pêche occupe une partie des populations du Sénégal et de la Guinée-Bissau, et ses produits ont une place centrale dans la chaîne alimentaire profitant aux populations des deux pays ouest-africains.

Martin Levalois

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