Le Ghana s’érige de nouveau en locomotive pour asseoir la souveraineté numérique des Etats africains au 21è siècle
La vice-présidente du Ghana, Jane Naana Opoku-Agyemang, a convié ce 06 mai à Accra, les pays d’Afrique «à poursuivre une intégration numérique ambitieuse comme mesure concrète vers la souveraineté économique ardemment désirée» du continent africain.
S’exprimant à l’ouverture du «Sommet 3i Africa 2026», Mme Opoku-Agyemang, supposée prochain successeur du Président sortant, Dramani Mahama en 2028, a suggéré «que l’Afrique doit établir des synergies fortes par l’intégration numérique », précisant que «la souveraineté économique désirée dépend désormais aussi de l’intégration en particulier numérique, car c’est là que la valeur est créée, échangée et contrôlée».
«La monnaie mobile, l’identité numérique et les technologies financières ont montré ce qu’il était possible de faire», a expliqué la vice-présidente ghanéenne, ajoutant que le continent africain doit désormais «passer de poches de progrès à l’échelle continentale (…) car l’intégration des économies numériques de l’Afrique a besoin de progrès en matière de paiements, d’identité, de réglementation et d’infrastructures».
Le Ghana travaille en collaboration avec la Zambie, le Rwanda et d’autres Etats africains «sur un projet pilote de couloir des échanges numériques, dont les principaux objectifs seront l’interopérabilité de l’argent mobile, la reconnaissance mutuelle de l’identité numérique et la facturation électronique», a enfin précisé la vice-présidence ghanéenne à l’ouverture du «Sommet 3i Africa 2026».
Le Ghana fait partie des premiers Etats d’Afrique occidentale à s’ouvrir à l’Internet et au numérique.
