M. Akhannouch : le secteur sucrier national joue un rô

Le secteur sucrier national bénéficie d’un intérêt particulier de la part des pouvoirs publics vu son rôle stratégique dans le développement économique et social, a souligné mardi à Marrakech, le ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime, M. Aziz Akhannouch.

S’exprimant à l’ouverture des travaux de la 37-ème session du Conseil de l’Organisation Internationale du Sucre (OIS) tenue sous le thème « l’économie sucrière africaine : bilan et potentialités de développement », le ministre a ajouté que les cultures sucrières contribuent de manière substantielle à améliorer les revenus de 80.000 agriculteurs et à créer plus de 9 millions de journées de travail saisonnier par an.

Et de poursuivre que ces cultures permettent de couvrir 43 pc des besoins du pays en sucre et contribuent ainsi à la sécurité alimentaire, eu égard à la demande nationale, en constante progression, rappelant que le Maroc a engagé depuis deux ans, sa nouvelle stratégie nationale  » Plan Maroc Vert  » ayant pour objectif de moderniser l’agriculture et de l’intégrer de manière harmonieuse à l’économie nationale et internationale.

Après avoir indiqué que ce plan adopte les plans d’agrégation comme levier visant à renforcer la création de la valeur ajoutée, le ministre a fait observer que le cas de la filière sucrière constitue un modèle d’agrégation réussi grâce au savoir- faire de la Cosumar en tant que super- agrégateur, notamment en matière d’encadrement technique, de préfinancement, et de parrainage des producteurs.

« Il s’agit d’une expérience qui mérite d’être capitalisée et multipliée sur l’ensemble des autres filières », a dit M. Akhannouch, estimant qu’afin de permettre à la filière sucrière d’affronter à la fois la compétitivité internationale et les enjeux liés à la sécurité alimentaire, la fédération interprofessionnelle marocaine du sucre (Fimasucre) et le gouvernement ont signé en 2008, à l’occasion des premières assises de l’agriculture, un contrat programme qui constitue le cadre de référence de l’action conjointe des deux parties pour la mise à niveau de cette filière durant la période 2008- 2013.

Et d’ajouter que ce contrat- programme se fixe comme objectif principal d’atteindre à l’horizon 2013, une production en sucre de 675.000 T contre environ 450.000 T en 2008, soit 55 pc des besoins intérieurs en sucre à cet horizon.

M. Akhannouch a fait savoir aussi que la déclinaison territoriale de ce contrat programme a été concrétisée par la signature, la même année, de conventions de partenariat avec les sucreries et les associations de producteurs pour la mise en oeuvre de plans de développement des cultures sucrières à l’échelle des bassins de production identifiés à cet effet.

Et le ministre d’ajouter qu’en vue d’améliorer la compétitivité de la filière sucrière, l’Etat et la Fimascure ont convenu de promouvoir la recherche-développement à travers la mise en place d’un Centre de Recherche et Développement des Cultures Sucrières qui aura pour missions de conduire les programmes de recherche adaptative et appliquée et de transférer les technologiques établies sur la base des problèmes techniques réels et de la filière à même de répondre aux soucis des agriculteurs.

« L’effort continuera par l’engagement d’autres projets et programmes en concertation et en parfaite convergence et coordination avec l’ensemble des acteurs intervenant le long de la chaîne de valeurs particulièrement la profession », a fait observer le ministre.

M. Akhannouch s’est dit, par ailleurs, fier de la tenue de ce conclave au Maroc qui, a-t-il dit, témoigne de la confiance de l’OIS et de ses membres d’avoir élu le Maroc en tant que président de cette organisation pour l’année en cours.

Et de poursuivre que les thématiques de cette session ayant trait à l’économie sucrière en Afrique, sont effectivement d’un grand intérêt pour tous les pays participants compte tenu de leurs expériences respectives et des enjeux et défis importants auxquels ils se heurtent.

Organisé du 1er au 3 juin, la 37ème session du Conseil de l’OIS connaît la participation de plus d’une cinquantaine de pays membres de ladite organisation. Cette session constitue un espace transnational d’informations et d’échanges pour les opérateurs sucriers venant de partager leurs expériences, renforcer leurs compétences et leurs réseaux pour le développement du secteur sucrier.

Créée par l’Accord International du Sucre de 1968 et régie actuellement par l’accord de 1992, l’OIS compte actuellement 85 pays membres. Il s’agit d’une organisation intergouvernementale qui oeuvre pour l’amélioration des conditions du marché mondial du sucre, de l’éthanol et des édulcorants, et traite également des sujets d’ordre économique en relation avec ce marché.(MAP)

Martin Levalois

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