Maroc: Complexité du recouvrement des créances impayées

Maroc: Complexité du recouvrement des créances impayées

La société française d’assurance-crédit, Euler Hermes vient de publier son rapport sur l’indice de complexité du recouvrement des créances impayées dans les 50 pays, représentant 90% du PIB mondial et 85% du commerce du globe.

Pour le cas du Maroc qui est classé 12ème sur les 50 pays sélectionnés, il figure parmi les pays où le recouvrement des créances impayées est très complexe.

«À l’échelle mondiale, le recouvrement de créances impayées s’avère particulièrement difficile, avec un indice moyen qui s’élève à 51», explique Maxime Lemerle, Responsable des études défaillances et sectorielles chez Euler Hermes.

La Maroc a obtenu une note de 60/100, qui lui confère une place sur une liste de 26 pays où la complexité du recouvrement est très élevée (une note comprise entre 51 et 60), derrière 9 pays où cette complexité est extrêmement élevée avec un score entre 65 et 94.

Le Maroc fait surtout pâle figure concernant les pratiques locales de paiement, c’est-à-dire les chances de recouvrer la créance impayée dans un délai raisonnable, relève cet indice.

«Malgré la loi n ° 32-10 de 2011 visant à limiter les délais de paiement à 60 jours, les paiements au Maroc ont généralement lieu entre 90 et 120 jours en moyenne», rappellent les économistes d’Euler Hermes.

Selon eux, le comportement de paiement des entreprises domestiques est globalement en dégradation du fait du contexte financier mondial.

Les débiteurs du secteur public sont d’autant plus préoccupants qu’ils tendent à payer leurs dettes dans l’année, souligne Euler Hermes. S’agissant des procédures de recouvrement avant insolvabilité du débiteur, et l’efficacité des actions en justice, la complexité est moins élevée, mais reste importante.

À l’échelle mondiale, c’est en Suède (30), en Allemagne (30) et en Irlande (31) que le recouvrement des créances impayées est le moins complexe.

Cet indice établi par Euler Hermes, vise à aiguiller les entreprises dans le choix de leurs destinations d’export, en leur indiquant les pays qui offrent les meilleures chances de recouvrement des créances impayées. Il se base sur l’analyse de 3 facteurs que sont les pratiques locales de paiement, l’efficacité des procédures de recouvrement avant insolvabilité du débiteur et l’existence d’un dispositif efficace de procédures collectives.

Martin Levalois

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