Mezouar: Le projet de loi de finances 2011 privilégie les grandes orientations et priorités du gouvernement

Le projet de loi de finances 2011 est un projet « équilibré et intégré » du fait qu’il privilégie les choix fondamentaux et les priorités fixées par le gouvernement de même qu’il répond aux défis futurs, a affirmé le ministre de l’Economie et des Finances, M. Salaheddine Mezouar.

Répondant aux interventions des groupes parlementaires à la Chambre des conseillers dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances 2011, le ministre a souligné que les défis de la prochaine décennie auxquels le projet de loi de finances accorde la priorité concernent notamment la lutte contre le déséquilibre social et spatial, la pauvreté et l’analphabétisme, outre la régionalisation en tant que moyen pour transcender les problématiques liées à l’espace.

Ces défis concernent également l’amélioration du pouvoir d’achat des citoyens, l’emploi des jeunes et l’élargissement de la classe moyenne ainsi que la sécurité alimentaire, énergétique et hydrique, a-t-il poursuivi.

Evoquant le modèle de développement qui a fait l’objet de critiques de la part des groupes de l’opposition, M. Mezouar a indiqué que les choix stratégiques pour lesquels le Maroc a opté sont clairs et tiennent compte de l’évolution de l’économie mondiale et des mutations géopolitiques qui s’opèrent au niveau régional.

Le processus de développement dans lequel le Maroc s’est engagé explique cet attachement à privilégier les choix fondamentaux et les priorités fixées lors de l’élaboration du projet de loi de finances 2011 qui se base sur trois axes essentiels à savoir soutenir les choix stratégiques définis, gérer les répercussions de la crise et baliser le terrain pour la période post-crise, a fait savoir M. Mezouar.

Il a également affirmé que la diversification de l’économie nationale est un choix stratégique à travers lequel le gouvernement entend tirer profit des opportunités d’investissement offertes, créer de nouveaux emplois et faire face aux crises.

Concernant la rentabilité de l’investissement public, M. Mezouar a relevé que l’investissement dans les infrastructures répond à des besoins sociaux impérieux et réalistes et a un impact direct sur l’amélioration des conditions de vie des citoyens à moyen et long termes.

Il a souligné aussi que le projet de loi de finances 2011 a été élaboré suivant une approche homogène qui prend en considération l’aspect économique et social, ainsi que la demande intérieure et la promotion de l’offre pour bénéficier de la demande extérieure, estimant que ce modèle commence à donner ses fruits de même qu’il a contribué à réduire ces dernières années la dépendance du taux de croissance de la rentabilité du secteur agricole.

Le ministre a en outre passé en revue les mesures relatives au financement de l’investissement à travers notamment la création d’un fonds destiné exclusivement à attirer les investissements, particulièrement étrangers, mettant l’accent sur l’importance de la création de la place financière de Casablanca.

Cette place financière, a-t-il dit, contribuera notamment à la consécration du modèle de développement adopté par le Maroc visant à améliorer la compétitivité de l’économie nationale pour répondre aux besoins d’investissement, outre l’adoption d’importantes stratégies sectorielles et en garantissant les fonds nécessaires pour atteindre les objectifs tracés.(MAP)

Martin Levalois

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