WEF 2020 : La réforme de la fiscalité internationale toujours à l’ordre du jour

WEF 2020 : La réforme de la fiscalité internationale toujours à l’ordre du jour

L’édition 220 du Forum économique mondial (WEF) a démarré ce 21 janvier à Davos, en Suisse. Un rendez-vous annuel des économistes qui au fur des années s’est ouvert à la société civile. Pour cette 50ème édition les acteurs de la société civile internationale, ne ménagent aucun effort pour se faire entendre. Comme les années précédentes, la question de la fiscalité revient.La société civile appellent donc les dirigeants du monde présents à Davos, à soutenir une véritable réforme de la fiscalité internationale, qui serait profitable à tous.

« Tous les pays ont intérêt à développer un système fiscal international durable qui puisse aider à faire face à l’extrême inégalité actuelle », a fait savoir la Commission indépendante pour la réforme de la fiscalité internationale des entreprises (ICRICT).

« Après des décennies d’inaction, l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) a fait des propositions importantes qui remettent en question le fondement même du système de fiscalité internationale, à savoir la capacité des multinationales à déclarer leurs bénéfices dans la filiale de leur choix », a soutenu José Antonio Ocampo, président de l’ICRICT. Dans ce débat, poursuit-il, « nous ne jouons pas sur un pied d’égalité. Les pays riches ont plus de ressources humaines, politiques et financières pour faire prévaloir leur point de vue ».

Dans les mêmes proportions de dénonciation, le rapport d’Oxfam décrie l’écart qui existe entre les ultra-riches et les plus pauvres dans le monde. « Une mauvaise taxation des multinationales prive les gouvernements du monde, surtout ceux des pays en développement, d’importantes ressources qui pourraient servir à leurs populations », écrit L’ONG.

C’est avec un sentiment de désarroi que les activistes de la réforme de la fiscalité internationale constatent que très peu de panels sont programmés sur la question de la fiscalité internationale, à Davos cette année, contrairement aux questions liées aux changements climatiques.

Agnès Molitor

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