OCDE-Forum : Quelle stratégie pour une relance durable en Afrique ?

OCDE-Forum : Quelle stratégie pour une relance durable en Afrique ?

Le 20ème Forum économique international sur l’Afrique, organisé en début de semaine par le Centre de développement de l’OCDE, l’Union africaine et le Sénégal, a essayé de trouver les moyens d’investir « pour une relance durable en Afrique ».

A l’issue de cette conférence, trois positions de dégagent. La première soutenue par le président sénégalais, Macky Sall qui propose d’alléger, voire d’annuler la dette des pays africains, à cause de leurs efforts pour combattre l’épidémie tout en protégeant le niveau de vie de leurs populations.

Les gouvernements africains, a-t-il dit, n’ont plus l’argent pour relancer la machine économique en s’appuyant sur le numérique, l’énergie ou le tourismel. Les moratoire et droits de tirage spéciaux sont insuffisants pour Macky Sall, qui réclame plus, ajoutant que «nos pays plaident pour un allègement conséquent de cette dette».

Pour l’ancien patron du Crédit Suisse, Tidjane Thiam, il faut flécher les capitaux vers les entreprises du continent et porter «les efforts sur la mobilisation interne en faveur de des entreprises africaines».

Il a en outre insisté sur la nécessité d’un volontarisme africain et séduire les capitaux étrangers sans lesquels l’Afrique restera à l’écart des chaînes de création de valeur. La stratégie gagnante, a-t-il ajouté est que l’Afrique se mobilise pour ses entreprises.

La troisième position défendue par Abebe Aemro Sélassié, directeur Afrique du Fonds monétaire international (FMI), consiste à «mobiliser beaucoup plus de recettes nationales qu’avant la crise». En clair, explique  Sélassié, cela implique d’augmenter équitablement les prélèvements fiscaux et aussi de supprimer les subventions qui grèvent les budgets des Etats et profitent surtout aux plus riches.

Ces trois positions, à la fois contradictoires et complémentaires, ont un seul objectif qui est de trouver l’argent qui manque cruellement à l’Afrique pour faire face en même temps à la crise sanitaire et à la crise économique majeure engendrées par la Covid-19.

Agnès Molitor

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