L’Algérie veut s’affranchir des hydrocarbures

L’Algérie veut s’affranchir des hydrocarbures

alger-petroleElaborer un plan pour encourager la croissance et sortir l’économie de sa trop grande dépendance vis-à-vis des exportations d’hydrocarbures. C’est l’objectif des premières Assises nationales du commerce ouvertes samedi dernier organisées au Palais de la nation.
L’ouverture de zones de libre-échange avec l’Union Européenne et le monde arabe impose à l’Algérie une meilleure organisation de ses activités commerciales et de ses services pour être en mesure de faire face à cette nouvelle concurrence. De plus, l’Algérie reste fortement tributaire de ses exportations d’hydrocarbures : durant l’année 2010, le volume des exportations hors hydrocarbures enregistré représentait à peine 2.86% du volume total des exportations. Les hydrocarbures représentent donc 97% des exportations ainsi que 77% des recettes fiscales.

De plus, le nombre d’entreprises algériennes exportatrices est en chute libre : il est passé de 280 dans les années 80 à seulement 40 en 2010. Pour endiguer le ^phénomène, le gouvernement algérien a déjà pris des mesures telles que l’octroi de plus de 8 milliards de dollars US à près de 200 entreprises pour leur modernisation, l’augmentation de 50 à 80% de l’aide de rémunération pour les organismes de certification vu l’importance de cette activité dans les transactions commerciales, surtout internationales, ou encore la mie en place entre 2011 et 2012 de 5 consortiums à l’exportation dans le cadre du programme de modernisation et de diversification du secteur agroalimentaire décidé de commun accord entre le Ministère de l’Industrie et l’ONUDI (Organisation des Nations-Unies pour le Développement Industriel).
Lors de ces Assises, plus de 700 participants, membres du gouvernement, du Parlement, du Patronat et des différentes organisations et associations de la société civile auront à débattre de la régulation commerciale, des contrôles économiques, de l’encadrement du commerce extérieur et des ressources humaines.

Martin Levalois

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