Mali : malgré les annonces officielles, l’électricité et le carburant manquent toujours à Bamako

Mali : malgré les annonces officielles, l’électricité et le carburant manquent toujours à Bamako

Au Mali, tandis que les autorités de transition célébraient mercredi 14 janvier la « Journée de la souveraineté retrouvée », la réalité quotidienne reste marquée par de graves difficultés d’approvisionnement en électricité et en carburant. À Bamako comme en région, les pénuries persistent malgré les annonces officielles et les efforts sécuritaires déployés ces derniers mois.

Dans la capitale, de nombreux habitants ne bénéficient que de cinq à sept heures d’électricité par jour, souvent la nuit. Certains quartiers sont légèrement mieux lotis, notamment à proximité des sites militaires, mais la majorité de la population peine à s’adapter à ces coupures prolongées. « Vivre sans courant pendant la journée est devenu normal », confie un résident, résigné.

La situation est similaire pour le carburant. La plupart des stations-service restent à sec et celles qui sont approvisionnées voient se former de longues files d’attente. Attendre plusieurs heures pour faire le plein est désormais courant. Si quelques Bamakois reconnaissent une légère amélioration récente, beaucoup soulignent que l’offre demeure largement insuffisante, notamment pour le gasoil.

Après les pénuries sévères d’octobre et novembre, le renforcement des escortes militaires pour sécuriser les convois de camions-citernes et l’allègement de certaines procédures ont permis l’arrivée de livraisons à Bamako. Toutefois, le retour à la normale promis par les autorités tarde à se concrétiser.

Face à cette situation, un sentiment de résignation s’installe. « Les gens s’habituent et se taisent », explique un habitant. D’autres évoquent le stockage de carburant quand cela est possible, convaincus que les difficultés dureront. Entre insécurité, fraudes et détournements vers le marché noir, les pénuries semblent s’inscrire dans le quotidien des Bamakois, malgré les discours officiels et les contrôles annoncés.

Martin Levalois

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