Un Sommet présidentiel de la CEMAC se tient ce jeudi à Brazzaville pour débattre des maux économiques régionaux
Le Président de la République du Congo, Denis Sassou-Nguesso a inauguré son mandat à la tête de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), en présidant ce jeudi 22 janvier à Brazzaville, le Sommet extraordinaire de cette organisation sous-régionale.
Les travaux de ce sommet seront axés sur les défis budgétaires et macroéconomiques majeurs des pays de l’Afrique centrale, ayant en commun l’utilisation du Franc CFA.
Ce Sommet présidentiel se tient au moment où le Fonds monétaire international (FMI) a lancé ces dernières semaines, des alertes à l’endroit de plusieurs Etats membres de la CEMAC autour d’un certain nombre de maux macroéconomiques liés à leur gouvernance financière interne.
Cette rencontre des Chefs d’Etats et de gouvernement de la CEMAC intervient également à l’heure où cette organisation se trouve confrontée à un grave problème de l’érosion des réserves de change des Etats membres de la cette sous-région, des réserves couvrant actuellement « à peine plus de quatre mois », selon plusieurs spécialistes de l’économie d’Afrique centrale.
Les premiers responsables de la Commission de la CEMAC expliquent « cette érosion des réserves de change » par une réduction drastique des recettes de plusieurs membres de la CEMAC, du fait « de la baisse des cours des matières premières », principales sources de collecte de devises pour les Etats d’Afrique centrale, très riches en ressources minières, agricoles et naturelles.
L’autre chantier régional qui sera au cœur des débats entre dirigeants de la CEMAC, est la multiplication de l’augmentation des budgets étatiques, une donne provoquant une «indiscipline budgétaire» malgré la chute des recettes annuelles des finances de plusieurs pays, dont particulièrement le Gabon, le Tchad et la Guinée équatoriale épinglés pour «indiscipline budgétaire».
Par ailleurs, à l’image de plusieurs Etats d’Afrique en général, les pays membres de la CEMAC continuent d’être confrontés à la crise de la dette, dont des échéances importantes sont attendues en cette année 2026, dans plusieurs Républiques d’Afrique centrale.
En prélude à ce Sommet de la CEMAC, le Gabon a annoncé hier mercredi 21 janvier, la mise en œuvre prochainement d’un «programme économique de croissance avec l’appui du FMI», devant permettre une « harmonisation budgétaire soutenable et conforme aux directives de la CEMAC ».
