Maroc: 2 sièges pour des ONG au sein de la commission anti-corruption

Maroc: 2 sièges pour des ONG au sein de la commission anti-corruption

Deux sièges seront réservés à la société civile au sein de la Commission nationale de lutte contre la corruption du Maroc. Le gouvernement vient de revoir sa copie concernant la composition de la Commission nationale de lutte contre la corruption qui, dans sa première mouture, avait exclu la société civile.

L’Exécutif permet donc aux ONG de siéger dans cette instance présidée par le chef du gouvernement Saâd-Eddine El Othmani. Ce dernier désignera par décret, les deux ONG qui siégeront.

En principe, ce sont les ONG les plus représentatives en la matière qui devraient faire partie de la commission, estime une source gouvernementale, rappelant que ce sera au chef de gouvernement de décider.

L’Exclusion de la société civile dans la première mouture, avait suscité une grande polémique. Aujourd’hui, l’omission est rectifiée, à la satisfaction de l’observatoire de la corruption de Transparency Maroc, qui avait dénoncé en juin dernier la composition initiale de cette commission.

La commission devra notamment accompagner les différents secteurs concernés par la politique générale relative à la lutte contre la corruption. Un souhait partagé par Transparency Maroc, qui a contribué à l’adoption de la stratégie nationale de 2015. Cette stratégie affiche deux ambitions majeures.

La première, inverser la tendance de manière irréversible et visible tout en renforçant la confiance des citoyens, et la seconde, améliorer l’intégrité des affaires et le positionnement du Maroc à l’international.

Les acteurs de la société civile et le gouvernement sont d’accord sur au moins un point: l’urgence de la situation. En janvier 2016, le Maroc a perdu 8 places dans l’Indice de Transparency International de perception de la corruption, passant de la 80ème à la 88ème position, sur un total de 175 pays.

Aliste Flandrain

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