L’Angola table sur une croissance du PIB de 4,9% en 2018

L’Angola table sur une croissance du PIB de 4,9% en 2018

Le gouvernement angolais table, dans son projet de loi de finances 2018, sur une croissance du PIB de 4,9% en 2018 contre les 2% que prévoit le Fonds monétaire international (FMI).

Les autorités angolaises tablent sur une série de mesures envisagées durant le prochain exercice pour assainir et relancer l’économie du pays qui souffre encore de la baisse des cours du prix de pétrole.

Pour ce premier budget de l’ère post-Dos Santos, Luanda veut surpasser les prévisions de l’institution de Bretton Wood et table sur une projection de croissance de 4,9%, soit deux fois celle du FMI. «C’est un budget élaboré sur des bases réalistes», a commenté le ministre angolais du développement économique, Manuel Nunes Júnior.

Le projet de loi de finances privilégiait entre autres l’objectif de la stabilité macroéconomique ainsi que des incitations à l’investissement afin de relancer la machine économique du pays conformément aux engagements pris, a expliqué le ministre Nunes Junior.

Estimé à près de 58 milliards de dollars, le budget prévoit de ramener le déficit à 2,9% du PIB l’année prochaine, malgré la hausse des dépenses publiques envisagée par les autorités.

Elu en août dernier, le Président João Lourenço s’est engagé à relancer l’économie du pays en réduisant notamment sa trop grande dépendance du pétrole, dont l’Angola est l’un des plus gros producteurs du continent.

Lors de son premier son discours à l’ouverture de la session budgétaire au Parlement, le nouveau chef de l’Etat a annoncé une panoplie de mesures destinées à reformer de façon structurelle l’économie du pays pour atténuer sa dépendance des matières premières.

Dans le programme de relance économique 2018-2022, assorti d’un plan d’urgence de six mois pour la première année, le gouvernement angolais prévoit en plus de l’assainissement des entreprises publiques et particulièrement de l’industrie pétrolifère, d’améliorer le climat des affaires et de booster les investissements dans le secteur agricole.

Martin Levalois

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