L’Afrique harmonise les pratiques statistiques nationales

L’Afrique harmonise les pratiques statistiques nationales

Abidjan accueille depuis le 23 et jusqu’au 27 juillet, une rencontre de réflexion sur le développement économique en Afrique, organisée par l’Union africaine (UA), et visant à harmoniser les pratiques statistiques, dans l’optique d’impulser le développement économique du contient, au travers des données disponibles et fiables.
« Il s’agit de parler le même langage statistique », a indiqué le chef par intérim de la division statistique du département des affaires économiques, Dossina Yéo, par ailleurs, coordonnateur de l’équipe ODD (Objectifs du développement durable) de la Commission de l’UA.
Ce conclave s’inscrit dans le cadre de l’intégration de la deuxième phase de la stratégie pour l’harmonisation des statistiques en Afrique (SHaSA). Sont réunis dans la capitale économique ivoirienne, des experts statisticiens africains et des coordonnateurs nationaux de la SHaSA 2.
Les coordonnateurs seront formés sur les nouveaux domaines statistiques existants, a fait savoir le directeur du département statistique de la Banque Africaine de Développement (BAD), Fessou Emessan Lawson.
Ce séminaire prendra fin le 27 juillet avec l’adoption de recommandations, qui seront prises en compte dans l’élaboration du guide pour l’intégration de la SHaSA 2. Ce guide doit conduire avec efficience l’initiative de la Commission de l’Union Africaine, pour des statistiques de qualité, disponibles à temps pour les gouvernants et autres décideurs.
Les méthodologies, les normes statistiques seront également intégrées dans ce guide, en conformité avec les pratiques en la matière au niveau international et adaptées à l’Afrique.
L’UA juge importante l’harmonisation des stratégies nationales et régionales de la statistique en Afrique, afin de disposer de données fiables capable de booster la croissance sur le continent. Aucun développement n’est durable en l’absence de statistiques actualisées, relève la commission de l’Union africaine.
C’est pourquoi, soutient-on, cette rencontre d’Abidjan constitue une étape nécessaire vers un réel développement économique du continent à travers une réadaptation des politiques en se basant sur les statistiques.

Kayi Lawson

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