Maroc: M. Amrani: Le Maroc peut examiner de « nouveaux modes opératoires avec l’UE, au-delà de l’accord actuel »

Au lendemain du Sommet UE-Maroc (6-7 mars à Grenade), le Royaume est en mesure d’examiner de nouveaux modes opératoires avec l’Europe dans le cadre de son ambition d’aller au-delà de l’accord actuel, a déclaré, dimanche, le Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, M. Youssef Amrani.

« Nous sommes en mesure d’examiner de nouveaux modes opératoires avec l’Europe, parce qu’on se sent à l’étroit dans le cadre actuel et que nous voulons aller au-delà de cet l’accord « , a-t-il affirmé lors de l’émission « Une semaine, un regard » diffusée sur les ondes de la station Rabat Chaîne Inter.

M. Amrani a également souligné que ce sommet est une « consécration » du Statut avancé accordé au Royaume, de même qu’il a été l’occasion de constater le rapprochement entre les deux parties.

Les partenaires européens du Maroc ont aussi souligné le rôle « d’avant-garde » joué par le Royaume afin d’inscrire le processus démocratique dans la durée, a-t-il ajouté, relevant que le Statut avancé « constitue une reconnaissance du rôle pionnier du Maroc dans l’espace euro-méditerranéen ».

Et de souligner que la tenue de ce Sommet, qui coïncide avec la ratification du traité de Lisbonne, a été marquée par un échange de vues « riche et constructif » qui a porté sur bon nombre de questions allant du développement économique, aux changements climatiques en passant par les enjeux migratoires, la situation au Maghreb et l’intégrité territoriale du Royaume.

Par ailleurs, s’agissant du retard dans la ratification par l’Union européenne de l’accord sur les produits agricoles et agroalimentaires, le diplomate a expliqué que ceci est dû aux changements survenus cette année au niveau de l’Europe, notamment les nouveaux mécanismes et procédures introduits par le traité de Lisbonne, lesquels pourraient ralentir cette ratification « sur laquelle le Maroc insiste beaucoup ».

Concernant la question de l’intégrité territoriale, M. Amrani a indiqué que la Déclaration finale adoptée à l’issue de ce sommet est « claire » et montre, explicitement, que les deux parties soutiennent les efforts de l’ONU et de son Secrétaire général pour la recherche d’une solution politique et mutuellement acceptable, sur la base des résolutions du Conseil de sécurité qui appellent à la poursuite du processus de négociations.

Quant à la situation Maghreb, M. Amrani a précisé que ce sommet a constitué l’occasion de réitérer l’appel aux autres parties pour s’engager en faveur de la relance effective de l’Union du Maghreb Arabe (UMA) qui est à la fois une nécessité stratégique et aspiration mutuelle.

« On ne peut plus continuer à ignorer cette nécessité urgente pour faire face aux défis de la sécurité, du développement et du climat et aussi de ceux des investissements », a-t-il dit insistant qu’on « ne peut plus continuer dans un Maghreb en léthargie ». Une démarche qui « ne peut se faire qu’à travers une ouverture des frontières et confiance mutuelle », a ajouté M.Amrani.(MAP)

Martin Levalois

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