Le Cameroun et la Guinée équatoriale valident l’exploitation du champ gazier transfrontalier Yoyo-Yolanda

Le Cameroun et la Guinée équatoriale valident l’exploitation du champ gazier transfrontalier Yoyo-Yolanda

Les autorités du Cameroun et de la Guinée équatoriale ont confirmé ce mercredi 4 février, avoir signé la veille, un accord pour « l’exploitation conjointe du champ gazier transfrontalier Yoyo-Yolanda ».

Cet accord signé par le ministre camerounais des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, Fuh Calistus Gentry et le vice-président équato-guinéen, Teodoro Nguema Obiang Mangue, porte sur «l’exploitation de deux blocs situés de part et d’autre de la frontière maritime » des deux Etats d’Afrique centrale.

Selon les appréciations du ministre Fuh Calistus Gentry, « ce projet va offrir du gaz domestique et industriel aux ménages et aux industries camerounais, tout en créant des milliers d’emplois pour le pays ».

Ledit accord portant sur l’exploitation commune d’hydrocarbures énonce que « la synergie d’actions impulsée par les Chefs d’Etat des deux pays constitue une étape majeure. Elle s’inscrit dans un processus de coopération stratégique visant à renforcer le positionnement régional des deux Etats, et à garantir une coopération équitable dans la gestion de leurs ressources naturelles communes ».

Des spécialistes du secteur gazier et pétrolier en Afrique centrale présentent le champ gazier transfrontalier Yoyo-Yolanda comme la résultante de « l’accumulation de gaz naturel située en bordure maritime, à des profondeurs variant entre 2.300 et 2.800 mètres sous le niveau de la mer, et s’étend sur environ 34,7 kilomètres, avec une largeur comprise entre 1,2 et 5 kilomètres ». Les pays d’Afrique centrale regorgent dans leurs frontières terrestres et maritimes d’une litanie de richesses minières et naturelles.

Martin Levalois

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