Maroc : L’exploitation de l’arganier

Maroc : L’exploitation de l’arganier

arganierAgadir a accueilli du 15 au 17 décembre derniers le premier congrès international de l’arganier. Les participants de haut rang à ce congrès parmi lesquels figurait Mohamed Badraoui, le directeur de l’Institut National de la Recherche Agronomique(INRA), ont essentiellement discuté de l’inégalité de la répartition des revenus de l’exploitation de cet arbre emblématique du Maroc.
Il est clairement ressorti des débats que les richesses générées par l’exploitation de l’arganier étaient extrêmement mal réparties entre la très modique rémunération des femmes rurales qui décortiquent les fruits de l’arganier à longueur de journées et les énormes bénéficies qu’en tirent les commerçants. La principale raison à cette injustice a été attribuée selon les participants aux congrès au manque de législation nationale sur la question.
Ce vide juridique est illustré par le fait que le Maroc n’ait pas ratifié le traité de Nagoya, traité conclu l’année dernière au Japon et qui a pour objet une gestion plus juste et plus systématique des ressources génétiques de la planète.

En plus de garantir une répartition plus juste des richesses, le renforcement de la législation aurait également un effet indéniable sur l’exploitation de l’arganier en améliorant la transparence entre les fournisseurs et les clients. Le premier congrès international de l’arganier s’est également intéressé à la surexploitation de l’arganier et à sa relation avec l’environnement.
De nombreux scientifiques annoncent d’ores et déjà la disparition de cet arbre d’ici 400 ans si rien n’est fait pour mieux contrôler son exploitation. Celle-ci est également menacée par les changements climatiques ainsi que l’extension de l’urbanisation.

Martin Levalois

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