La guerre économique syrienne

La guerre économique syrienne

La production de pétrole syrienne pourra reprendre dans les prochains jours. En effet, les pays de l’Union Européenne viennent d’alléger ce lundi les sanctions  qui interdisaient son exportation afin d’aider les rebelles.
Selon les constatations actuelles, les exportations pétrolières, qui représentaient plus d’un tiers du commerce extérieur syrien, sont proches de zéro. Selon un rapport cité par la presse officielle début avril, les exportations syriennes ont baissé de plus de 40 %. Les vastes champs pétroliers de la Syrie se trouvent  dans l’Est du pays. Dans ces contrées, les compagnies étrangères y ont suspendu leurs opérations suite aux affrontements entre rebelles et armée fidèle au régime Assad. Certains des sites se trouvent désormais aux mains des rebelles, d’où l’idée pour l’Union européenne de lever ses sanctions prises à l’automne 2011. Il était interdit  notamment aux entreprises européennes de procéder à l’achat du pétrole brut syrien et à la fourniture d’équipements à destination de l’industrie pétrolière.
Malheureusement, malgré cette prise des champs pétroliers par la rébellion et la levée de ces sanctions, les possibilités d’exportation apparaissent maigres et difficiles à réaliser. En effet, le réseau syrien d’oléoducs est entièrement dirigé vers la Méditerranée. Il faudrait donc passer par camion de contrebande vers les autres pays du Nord. Quant à la  consommation locale, avec un « raffinage » artisanal pour produire du carburant, la qualité n’est pas suffisante pour  tous les véhicules. A l’extrême nord-est, on trouve d’autres puits exploités par la compagnie nationale syrienne, la SPC, dans une zone contrôlée par la minorité kurde.
Avant le conflit, les exportations de brut  étaient estimées à plus d’une centaine de barils par jour à destination de l’Europe en grande partie et  pour une consommation locale aussi considérable.

Aliste Flandrain

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