Sahara : le Maroc remporte son bras de fer à l’ONU

Sahara : le Maroc remporte son bras de fer à l’ONU

Après deux semaines de tension diplomatique à New-York, marocains et américains sont tombés d’accord sur la mission de la MINURSO (Mission des Nations Unies pour l’Organisation d’un Référendum au Sahara Occidental). Conformément à ce que désiraient les marocains, elle ne sera pas étendue à la surveillance des droits de l’homme.
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Le Conseil de sécurité a voté hier un texte de résolution qui ne modifie pas le mandat de la MINURSO, se contentant d’inviter toutes les parties au conflit de se préoccuper davantage de la question des droits de l’homme. La position marocaine a été défendue par toutes les tendances politiques réunies derrière le principe de défense de la souveraineté nationale. Les marocains ont mis la pression jusqu’à reporter sine die des manœuvres militaires conjointes.

Face à ça, la position américaine défendue par l’ambassadrice américaine à l’ONU Susan Rice n’a pas fait le poids. Les Etats-Unis auraient pu compter sur le soutien de l’allié français mais François Hollande, dont le pays entretient des relations étroites avec le Maroc, avait affirmé dans sa récente visite au Royaume le soutien français au plan d’autonomie de Rabat. Le Maroc, un des pays les plus stables de région et parmi les plus fidèles alliés des occidentaux dans la lutte contre le terrorisme, peut compter sur plusieurs appuis. Sans compter le risque de voir le Sahara Occidental, une fois affranchie du contrôle de Rabat, basculer du côté de l’extrémisme religieux.

Cependant, la demande américaine pouvait sembler logique et fondée vu que la MINURSO, qui a été déployée en 1991, est la seule mission de l’ONU qui n’inclut pas de volet sur les droits de l’homme. D’autant plus qu’une répression des militants indépendantistes sahraouis est régulièrement dénoncée par des organisations humanitaires internationales telles qu’Amnesty International ou Human Right Watch.

Martin Levalois

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