Ouagadougou adopte un plan stratégique semencier

Ouagadougou adopte un plan stratégique semencier

La République du Burkina Faso prend à cœur les questions semencières. Ouagadougou vient d’adopter un nouveau plan stratégique sur une durée de 5 ans pour la filière de la semence.

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La nouvelle politique court de 2015 à 2020 et est à mettre à l’actif de l’Union nationale des producteurs semenciers du Burkina Faso (UNPS-BF). L’Union vient de se doter d’un nouveau plan stratégique pour booster la filière semencière. L’objectif de ce plan est de tripler la production actuelle à l’horizon 2020.

Les semences locales qui ont un cycle long (150 jours) sont progressivement remplacées par les nouvelles semences dont la durée est beaucoup plus courte (70 jours). Cette mutation est le fruit d’un partenariat entre le gouvernement et les producteurs.

Depuis 2010, le pays des « Hommes intègres » a fait le pari de compter sur les semences améliorées pour lutter contre la dépendance alimentaire. En plus de la poursuite de la mécanisation agricole, le Gouvernement burkinabé est engagé dans un ambitieux programme de dotation en semences améliorées, aux producteurs. Entre 2001 et 2010, la production de semences certifiées pour des céréales (maïs, riz, mil et sorgho) et des oléagineux (niébé, arachide, soja et sésame) est ainsi passée de 643 tonnes à 15 306 tonnes.

Créée en 2006, l’Union nationale des producteurs semenciers du Burkina Faso regroupe plus de 4000 membres et est représentée dans les 13 régions agricoles. Actuellement, l’Union des producteurs couvre 13 à 17% des besoins en semences et son ambition est d’atteindre 50% dans les cinq prochaines années.

Parlant de dépendance alimentaire, le Burkina Faso, l’est totalement. Prenons l’exemple du riz qui est le 2ème aliment de base dans le pays, après le mil. Le pays pourrait produire du riz en quantité suffisante pour nourrir sa population, dans ses rizières irriguées où l’on peut réaliser deux récoltes par an, mais c’est pas encore le cas. Le Burkina Faso dépense plus de 30 milliards de francs CFA par an pour ses importations de riz.

Kayi Lawson

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