Angola: Augmentation du prix des produits pétroliers

Angola: Augmentation du prix des produits pétroliers

L’Angola, deuxième producteur de l’or noir du continent derrière le Nigéria, a procédé ce vendredi à l’augmentation du prix des produits pétroliers à la pompe, malgré la chute du prix du baril de pétrole. Selon un communiqué du ministère des Finances, le prix du carburant est augmenté de 20%, une hausse qui a pris effet à partir de minuit.

station essence

Dans ses explications, le ministère angolais des finances précise que, le gouvernement a décidé de réduire ses dépenses sur les subventions du carburant. Ainsi le prix de l’essence passe de 75 à 90 kwanzas, soit environ 0,90 dollars. Le gasoil lui sera vendu à 60 kwanzas contre 50 kwanzas précédemment.

A travers cette réduction des subventions, occasionnant l’augmentation du prix du carburant, le gouvernement angolais dit vouloir créer un espace budgétaire. Cette décision vise, estime-t-on, à assurer la viabilité de la politique budgétaire du pays et à mobiliser des ressources pour financer le plan de développement national.

Luanda doit faire face en 2015, à un déficit budgétaire, dû à la chute du cours du pétrole depuis le début de l’année et qui engendre une baisse des recettes du pays. Le budget 2015 de ce pays de l’Afrique australe Estimé à 72 milliards de dollars, il table sur une croissance de 9,7 %, avec un déficit de 7,6 % principalement en raison de la chute du cours du pétrole. La loi de finances adopté par l’assemble nationale en Novembre dernier prévoit une hausse de 9,2 % pour le secteur non-hydrocarbures environ et une progression de 10,7 % pour le secteur pétrolier.

Pour l’exercice 2015, les charges sociales sont importantes. Pour la première fois depuis la fin de la guerre civile dans le pays en 2002, la ligne budgétaire accordée aux dépenses sociales est supérieure à celle de la défense et de la sécurité. 14,7 % des dépenses sont affectées à l’éducation et la santé, un chiffre en hausse de 39,3 % par rapport à 2014, contre 14,1 % pour la défense et la sécurité, secteurs soumis à une baisse de 14,3 % par rapport à l’an passé.

Photo utilisée à titre d’illustration.

Kayi Lawson

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