L’Afrique appelée à miser sur ses ressources humaines

L’Afrique appelée à miser sur ses ressources humaines

acouetayDidier Acouetey, le président exécutif du cabinet de recrutement AfricSearch, initiateur du forum de recrutement AfricTalents, invite le continent à veiller et à valoriser davantage ses ressources humaines qui pourraient, le cas échéant, plomber la dynamique de croissance enregistrée ces dernières années.

Dans une interview qu’il a accordée à nos confrères de Financial Afrik, Didier Acouetey a souligné que «l’Afrique regorge de talents, mais le secteur privé ne laisse pas assez de place aux talents pour s’exprimer ».

Le responsable d’AfricSearch déplore également le manque « d’environnements stimulants qui permettent à ces talents de s’exprimer comme aux Etats-Unis où, par exemple, dès qu’on découvre que vous avez un talent dans les sciences, dans le sport ou dans n’importe quel domaine, vous avez tout de suite des sponsors qui viennent vous prendre en mains et qui vous permettent d’aller au bout de vos talents ».

Il estime que la nouvelle phase de développement amorcée par l’Afrique est une chance pour le continent. « D’abord le taux de croissance, ensuite l’appétit de tous les investisseurs mondiaux pour l’Afrique, et l’appropriation par les Africains de leur propre développement », constituent des atouts pour l’Afrique de s’affirmer.

Relevant deux paradoxes du marché africain, Didier Acouetey déclare : «Je veux quelqu’un qui est bien formé, qui a une bonne expérience et qui connaît la marché africain». Le 1er paradoxe c’est que beaucoup d’Africains sont formés sur le continent, pas toujours avec l’expertise recherchée par les entreprises mais ont la connaissance du marché. Et le 2ème c’est que vous avez des Africains bien formés aux Etats-Unis, en Europe, en Asie, mais qui ne connaissent pas les marchés africains.

Comme solution pour accompagner l’Afrique dans sa marche vers l’émergence, Acouetey propose l’entreprenariat. « Depuis les classes du primaire, des collèges et lycées et à l’université, il faut apprendre aux jeunes ce qu’est l’entreprise, donner des cours sur l’entrepreneuriat, exposer les Africains à la création d’entreprises, avec des financements, des fonds de garanties, des incubateurs qui vont permettre de créer des emplois à travers la création d’entreprises », conclut-il.

Agnès Molitor

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