Moody’s passe à la loupe l’expansion des banques marocaines en Afrique

Moody’s passe à la loupe l’expansion des banques marocaines en Afrique

L’agence de notation Moody’s a rendu public ce jeudi 27 juillet, un rapport détaillé sur l’expansion des banques marocaines en Afrique.

Dans son rapport, l’agence de notation analyse les risques encourus par Attijariwafa bank (AWB), BMCE Bank of Africa et la Banque centrale populaire (BCP) et relève un niveau inégal d’absorption de risques entre les trois institutions, en raison de leurs politiques de gestion des risques.

Moody’s fait une distinction entre Attijariwafa Bank et BMCE Bank Of Africa, qui ont leur portefeuille encours crédit exposé respectivement de 23 et 25% sur les pays d’Afrique Subsaharienne et la BCP (Banque Centrale Populaire) exposée à seulement 12%.

Pour l’agence, les trois banques sont confrontées à des niveaux élevés de prêts problématiques, mais «la performance des prêts se stabilisera dans les 12 à 18 prochains mois dans les trois banques, à mesure que l’économie marocaine se renforcera et que les banques amélioreront leur gestion des risques dans leurs filiales étrangères».

«Les trois plus grandes banques du Maroc suivent des stratégies bancaires universelles et similaires et se sont développées en Afrique subsaharienne pour renforcer la croissance», écrit Moody’s, qui souligne que malgré les similitudes générales, des différences existent. selon l’agence, ces différences sont relatives «à leur capacité à résister au risque crédit».

Le rapport précise que «les opérations à l’étranger à haut rendement, principalement axées sur les services bancaires aux entreprises, ont considérablement augmenté la rentabilité opérationnelle des trois banques».

Pour BMCE Bank of Africa, ceci s’est traduit par une part de 47% de ses revenus nets bancaires en provenance de l’Afrique. Pour Attijariwafa bank, elle est de 28% et de 17% pour la BCP.

Les ratios de bénéfices nets d’Attijariwafa bank sont supérieurs à ceux de ses concurrents. Pour les experts de Moody’s, ceci s’explique par «la stabilité et la baisse des coûts d’exploitation, la proportion plus élevée des revenus des commissions et la baisse des provisions pour pertes sur créances».

L’agence de notation Moody’s considère que ces «trois banques dominantes au Maroc représentent ensemble deux tiers des actifs bancaires du pays».

 

Agnès Molitor

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