Cybercriminalité a fait perdre à l’Afrique près de 3,5 milliards $ en 2017

Cybercriminalité a fait perdre à l’Afrique près de 3,5 milliards $ en 2017

En 2017, l’Afrique déplore un manque à gagner d’environ 3,5 milliards de dollars américains à cause de l’augmentation de la criminalité informatique de haut niveau.
L’Afrique sub-saharienne pourrait bien être le prochain épicentre mondial des attaques informatiques contre les installations gouvernementales, les entreprises privées et les citoyens, a révélé un rapport de Serianu, une entreprise de conseil basée à Nairobi, au Kenya.
Cette propension de la criminalité digitale sur le continent, à en croire Serianu, est due notamment à la faiblesse des protections mises en place contre ce type d’attaques.
L’enquête, qui a accouché de ce rapport, a suivi quelque 700 institutions privées et publiques dans dix pays africains. L’étude a révélé que les attaques informatiques en Afrique visaient principalement les banques, les agences gouvernementales et les moyennes entreprises.
En conclusion, il est noté que l’augmentation marquée des attaques informatiques sur le continent représentait une nouvelle menace pour la sécurité, la croissance et la stabilité de l’Afrique.
« La menace que représentent les attaques informatiques est désormais bien installée en Afrique, mais les gouvernements et le secteur privé n’ont pas encore investi dans des défenses appropriées pour en limiter la propagation », a regretté William Makatiani, PDG de Serianu.
Les petites et moyennes entreprises (PME) africaines, qui représentent la majorité du marché de l’emploi pour les jeunes, et se reposent fortement sur internet pour leurs opérations commerciales, sont notamment confrontées à des attaques informatiques de grande envergure, alors même qu’elles manquent en général des capacités financières ou techniques nécessaires pour faire face à de telles menaces, a souligné M. Makatiani.
Il conseille qu’à la lumière de l’évolution rapide des menaces informatiques, la sécurité des données informatiques doit devenir une priorité pour les institutions publiques et privées.
Pour mieux lutter contre cette forme de criminalité, les experts de Serianu proposent d’investir dans la formation de personnel qualifié et dans l’éducation. Les outils de dissuasion sont vitaux pour faire baisser les attaques informatiques contre les organes de l’Etat et les entreprises privées, ajoutent-ils.

Martin Levalois

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