La ZLECA au centre des débats des AG d’Afreximbank à Abuja

La ZLECA au centre des débats des AG d’Afreximbank à Abuja

Les Assemblées générales de la Banque africaine pour l’import-export (Afreximbank) se sont ouvertes ce mercredi 11 juillet à Abuja, au Nigeria.

Au centre de ces assises, le traité de la Zone de libre échange continental (ZLECA), signé à Kigali les 21 mars dernier, par 44 pays puis 49 au terme du dernier sommet de l’Union Africaine tenu début de ce mois de juillet à Nouakchott, en Mauritanie.

Créée il y a 25 ans pour booster le commerce inter-africain, l’Afreximbank veut aujourd’hui s’investir dans la mise en œuvre de la ZLECA. Au moment où seuls 6 pays ont ratifié le traité, les yeux sont tournés vers le géant du continent, le Nigeria. Il fait partie des tous derniers pays à ne pas avoir encore signé le traité, explique Kemi Adeosun, la ministre des Finances, du fait des procédures particulières de consultation internes propres à ce vaste état fédéral.

Sur la question, le président sud-africain Cyril Ramaphosa, ne s’était pas fait prier.  «Je m’étais dit que l’Afrique du Sud ne devait pas signer ce traité sous pression. Je le répète aujourd’hui pour le Nigeria. Pas de pression, prenez votre temps», a-t-il déclaré en réponse aux propos de la ministre nigériane.

La Guest-star de la session d’ouverture de ces assemblées d’Afreximbank, M. Ramaphosa, a livré un véritable plaidoyer pour l’intégration du continent, annonçant au passage que son pays va bientôt ratifier le traité.

« Les obstacles ne nous font pas renoncer dans la construction d’une Afrique riche, prospère et inclusive », a souligné le chef d’Etat sud-africain, convaincu que la ZLECA porte les aspirations de la base.

Grand supporter de la ZLECA, le président d’Afreximbank, Dr Benedict Oramah a saisi l’occasion pour rappeler ses aspirations pour l’intégration commerciale de l’Afrique.

«Notre stratégie en 3 phases est d’accompagner les opérateurs dans la production, les infrastructures logistiques et la connectivité», a déclaré Dr Oramah.

La future zone de libre échange continental devra, rappelons-le, rassembler 54 économies d’un PIB agrégé de 3.300 milliards de dollars et d’une population de 1,2 milliard de dollars.

Martin Levalois

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