Maroc-Elections : participation en forte hausse par rapport à 2007

Maroc-Elections : participation en forte hausse par rapport à 2007

mezouar-voteBien mieux qu’en 2007. Le taux de participations aux législatives marocaines anticipées, annoncé  par le ministre de l’Intérieur, Taieb Cherqaoui dans un point de presse vendredi soir, avoisinerait les 45 pc, soit un millions de voix exprimées en plus par rapport à 2007.
Près de la moitié des 13,5 d’électeurs inscrits a donc fait le déplacement pour élire les 395 députés de la future Chambre des Représentants en prélude à la formation d’un nouveau gouvernement. Ce dernier voit ses prérogatives largement élargies par la nouvelle Constitution adoptée le 1er juillet dernier.

Avant l’annonce de ces résultats, la plupart des médias et observateurs nationaux et surtout étrangers pronostiquaient une faible participation qui serait comparable ou inférieure à celle des précédentes élections législatives de 2007. Mais les électeurs marocains, conscients de l’enjeu de ce scrutin et de son poids sur leur avenir et celui de leur pays,  ont relevé le défi. Ils ont ainsi fait tomber à l’eau tous les pronostics et les spéculations qui tablaient ces derniers jours sur une faible participation au scrutin, comme le souhaitaient par ailleurs, tous ceux du mouvement contestataire du 20 février et les radicaux de gauche ou les extrémistes du mouvement islamiste Al Adl Wal Ihsane. Avec ce scrutin qui vient conforter les réformes de fond initiées par le Roi Mohammed VI dans le sillage du « Printemps arabe »,  une nouvelle page s’ouvre dans l’histoire du royaume chérifien et dans le processus démocratique qui suit lentement mais sûrement son bonhomme de chemin.

Dans les tous prochains jours, une fois les opérations de dépouillement des bulletins de vote, aura pris fin, l’on connaitra la couleur des futurs élus des nouvelles institutions législative et exécutive. Là aussi les spéculations  vont bon train au Maroc comme à l’étranger. Certains pronostics donnent  vainqueur, le Parti Justice et Développement (PJD – opposition islamiste modérée) d’Abdellah Benkirane, d’autres privilégient le Rassemblement National des Indépendants (RNI – libéral), une formation relativement jeune composée majoritairement de technocrates, et dirigée par Salaheddine Mezouar, l’actuel ministre de l’économie et des finances.  Mais ce qui est sûr c’est que quelque soit le parti qui glanera le plus de voix et comptera plus de sièges dans la future chambre des représentants, il ne peu prétendre à une majorité confortable pour gouverner seul.
Une alliance post-électorale s’impose, compte tenu du caractère hétéroclite de la carte partisane qui comprend près de 34 partis politiques, dont 31 ont participé au scrutin du 25 novembre. Mais dans deux ou trois jours les 35 millions de Marocains auront une idée fixe sur leurs futurs dirigeants et leurs représentants au parlement.

Martin Levalois

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