Algérie : Les hydrocarbures sont ils salutaires… ?

Algérie : Les hydrocarbures sont ils salutaires… ?

alger-petroleInvité hier mardi 13 décembre 2011 à la chaîne III de la radio nationale algérienne, Abdelaziz Khellaf, le directeur général de la Banque Arabe de Développement Economique de l’Afrique(BADEA), a présenté une analyse selon laquelle l’économie algérienne devrait ressortir pratiquement indemne de la crise économique mondiale actuelle.
Il avance plusieurs arguments pour étayer sa théorie. Tout d’abord le retrait du nucléaire annoncé par plusieurs pays européens conjugué à une relative stabilité des prix du pétrole en plus d’une reprise rapide de la croissance devraient garantir la poursuite de la commercialisation des produits pétroliers algériens. En effet, le directeur général de la BADEA prévoit une résolution de la crise économique mondiale d’ici à peine trois mois.

Par ailleurs, la justesse des réserves mondiales de pétrole ainsi que l’existence de consensus contre une baisse importante du prix du baril sont des gages d’une stabilité de ces prix. La dépendance aux hydrocarbures tant remise en question serait donc la meilleure carte que pourrait jouer l’Algérie face à la crise.  Celle-ci ne devrait donc, selon Abdelaziz Khellaf, affecter le pays qu’à hauteur de 5 à 10% au maximum, ce qui n’est rien en comparaison des autres pays, surtout européens, contraints à des mesures d’austérité.
Néanmoins, même s’il encourage les investissements dans le domaine des hydrocarbures, Abdelaziz Khellaf est en faveur d’une dépendance moindre de l’économie algérienne vis-à-vis des hydrocarbures qui doit passer par une diversification de l’économie et une révision du cadre législatif algérien pour le rendre plus attractif pour les étrangers.

Martin Levalois

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