Libye : Benghazi, théâtre d’affrontement entre manifestants et les milices « Bouclier de Libye »

Libye : Benghazi, théâtre d’affrontement entre manifestants et les milices « Bouclier de Libye »

Deux après  la révolution libyenne, la sécurité est toujours préoccupante. N’ayant pas pu arrêter  la scène de carnage qui s’est produite à Benghazi la veille, Le chef d’état-major de l’armée libyenne a été contraint de démissionner ce dimanche. En effet, une trentaine de personne sont été tuées au cours d’une manifestation anti-milice qui s’est transformée en affrontement armé. Compte tenu de l’ampleur des dégâts,  les autorités  ont promis de  dissoudre tous les groupes armés avant la fin 2013 pour rétablir l’ordre.

Des dizaines de manifestants, certains armés, se sont rassemblés devant le siège de la brigade d’ex-rebelles « Bouclier de Libye » qui relève formellement du ministère de la Défense, en vue de la déloger et provoquant ainsi un affrontement entre les deux groupes.Pour apaiser la tension, le Congrès général national (CGN), la plus haute autorité politique du pays, par le biais de son vice-président a annoncé la démission du chef d’état-major, Youssef al-Mangouch. De plus, le gouvernement aura deux semaines pour mettre en place un plan visant à dissoudre les groupes armés. Les membres de ces ex-rebelles rejoindront de manière individuelle la force régulière de l’ordre.En définitive, le premier ministre Ali Zeidana annoncé que «Bouclier de Libye» a quitté sa caserne et que l’armée régulière avait pris possession des lieux et des armes lourdes qui s’y trouvaient. En revanche, Ali al-Chikhi, porte-parole du chef d’état-major, a fait savoir que «Bouclier de Libye» était «une force de réserve de l’armée libyenne» et que vouloir la déloger serait «une agression contre une force légitime». C’est en effet la brigade la plus importante en terme d’armement et d’effectif et elle a à sa tête se trouve un ex-rebelle connu pour ses liens étroits avec les islamistes.  Elle appuie l’armée dans certaines missions comme la surveillance des frontières.

Benghazi est la deuxième ville de Libye d’où était partie en 2011 la contestation qui a conduit à la chute du régime de Kadhafi. En octobre dernier, un soulèvement  pareil contre les milices armées  avait eu lieu et s’était soldé par le départ de certaines d’entre elles au prix du sang des manifestants.

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