Mauritanie : Eradication de l’esclavage

Mauritanie : Eradication de l’esclavage

gulnaraDepuis plus de 3 décennies, l’esclavage est officiellement proscrit en Mauritanie. Mais, en réalité, cette pratique persiste jusqu’à présent. D’où cet Etat a décidé de suivre un plan en vue d’en finir une fois pour toutes.
D’après la rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les formes contemporaines d’esclavage, Mme Gulnara Shahinian, cette « feuille de route relative à l’éradication de toutes les formes d’esclavage » sera adoptée le 6 mars prochain par le gouvernement mauritanien.
Au travers de ces propos, cette experte onusienne a bouclé jeudi, sa visite dans le pays maghrébin, où elle séjournait depuis le lundi 24 février dernier. Il s’agit de son deuxième passage en Mauritanie après une première visite en 2009 .Par la suite, le plan à adopter a été préparé « en collaboration avec le Bureau du Haut-commissariat aux Droits de l’Homme », a indiqué  Mme Shahinian qui avait pour mission d’évaluer les évolutions sur le dossier de l’esclavage.
Plus concrètement, la réalisation de cette feuille de route rendra possible le développement  «d’un certain nombre de projets économiques qui seront d’un grand apport pour les populations ciblées », a poursuivi la rapporteuse spéciale de l’ONU. Pour ce faire, le gouvernement mauritanien s’est engagé à mettre à disposition des avocats pour plaider en faveur des esclaves devant les instances. Cela va renforcer l’action des ONG anti-esclavagistes, qui n’ont pas le droit de se constituer partie civile pour défendre leurs bénéficiaires. Ces organisations ne pouvaient que dénoncer cette pratique esclavagiste et assurer des accompagnements vers les tribunaux.
Mme Shihanian a tenu à saluer les efforts du gouvernement mauritanien en vue d’éradiquer l’esclavage. A titre d’illustration, en décembre dernier, un tribunal spécial chargé de juger les crimes d’esclavage a été créé. Au mois de mars 2013, une agence publique  a vu le jour, avec pour objectifs, le financement des activités génératrices de revenus pour les esclaves.

Martin Levalois

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