L’Argentine adopte le blé transgénique, une 1ère dans le monde

L’Argentine adopte le blé transgénique, une 1ère dans le monde

Dans un contexte exacerbé de changement climatique, l’Argentine opte pour le blé transgénique. Cette céréale génétiquement modifiée a reçu l’approbation des autorités argentines, faisant du pays, la première nation au monde à adopter une variété de blé transgénique. Cette décision va permettre au pays d’améliorer le rendement de la céréale malgré la sécheresse, a fait savoir le Conseil national de la recherche scientifique et technique d’Argentine (Conicet).

Cette nouvelle variété dite « HB4 » enregistre selon Buenos Aires, une hausse de 20% du rendement en cas de sécheresse. Elle est née, explique Conicet, de la collaboration entre l’entreprise argentine Bioceres et le semencier français Florimond Deprez, qui ont associé leurs capacités de recherche au sein de la coentreprise Trigall Genetics.

S’il est certain qu’avec cette percée technologique le pays actuellement 6ème exportateur mondial de blé, pourra renforcer la résilience de la filière aux épisodes de sécheresse de plus en plus fréquents, les incertitudes planent cependant du côté de l’exportation.

En effet, l’approbation de la production commerciale du HB4 est soumise au feu vert des autorités compétentes du Brésil, 1er débouché du blé argentin et qui a absorbé 45 % de sa récolte en 2019.

Pour le moment la commercialisation du blé génétiquement modifié n’est encore approuvée dans aucun pays importateur de blé en raison des préoccupations des consommateurs pour leur santé.

Des observateurs font remarquer que le blé transgénique est loin d’être en terrain conquis dans la mesure où cette céréale est destinée à la consommation humaine contrairement au soja et au maïs qui sont utilisés majoritairement dans l’industrie de l’alimentation animale.

C’est le lieu de rappeler que l’introduction de la transgénèse dans la culture de soja depuis 1996 a permis à l’Argentine de devenir le 1er fournisseur mondial de farine et huile de soja mais aussi le 3ème producteur mondial de cette graine, derrière les Etats-Unis et le Brésil.

Agnès Molitor

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