Portugal : Octopharma soupçonné de corruption

Portugal : Octopharma soupçonné de corruption

Le groupe pharmaceutique Octopharma est impliqué dans un scandale au Portugal. Il est soupçonné d’avoir bénéficié d’avantages lors du mandat de José Socrates, alors premier ministre entre 2005 et 2011. D’ordinaire, Octopharma fabrique des médicaments à base de plasma humain. Ces produits entrent dans le traitement des maladies sanguines. Aussi, d’après des informations du quotidien portugais « Correio da Manha » publiées la semaine dernière, ce groupe pharmaceutique aurait été favorisé afin de fournir en médicaments les principaux centres hospitaliers. Ainsi, les hôpitaux de Setubal et de Coimbra font partie de la liste. Les relations d’Octopharma avec le gouvernement lui auraient conféré presque le monopole de ce marché du fait que le groupe fournissait tous les centres hospitaliers du territoire portugais. Aussi, aurait-il engrangé la bagatelle de 6 millions d’euros (7,5 millions de dollars américains) entre 2005 et 2009. Des allégations qu’Octopharma s’est empressé de réfuter par le biais d’un communiqué destiné au journal portugais. Pour le groupe pharmaceutique, « le volume des ventes de l’entreprise au Portugal pendant la période de 2005 à 2009 ont fluctué, pas toujours dans le sens positif, en fonction de divers facteurs, y compris leurs propres besoins thérapeutiques et les prix internationaux. Les facturations sont déconnectées de toute décision politique, car c’est un marché où il ya toutes les entreprises multinationales dans le secteur ».

Cette déclaration reste peu convaincante pour le journal, qui va de constats en constats : aussi, apprend-t-il que l’ancien premier ministre portugais est aujourd’hui à la tête du conseil consultatif d’Octopharma pour l’Amérique latine.  Là encore, le géant pharmaceutique nie tout lien avec des activités commerciales au Portugal ou dans un autre pays. Par contre, José Socrates aurait été choisi du fait « de sa connaissance profonde de la région et pour son expérience dans la gestion des problèmes de santé publique … ».

Martin Levalois

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