Sahel : 6,5 milliards $ pour la Grande muraille verte

Sahel : 6,5 milliards $ pour la Grande muraille verte

La Banque africaine de développement (BAD) s’est engagée, ce lundi 11 à Paris, en marge des assises du «One Planet Summit», à contribuer à la mobilisation de 6,5 milliards de dollars sur 5 ans, en faveur de l’initiative la Grande muraille verte projetée dans la région du Sahel.

Ces ressources permettront de mettre en œuvre une série de programmes de soutien à la Grande muraille verte, qui vise à restaurer les paysages désertiques actuels de l’Afrique, en assurant la sécurité alimentaire, en créant des emplois et en incitant des millions d’Africains, du Sénégal à Djibouti, à rester dans la région du Sahel.

«La Grande muraille verte fait partie du système de défense de l’environnement en Afrique. Un bouclier contre les assauts de la désertification et de la dégradation de l’environnement», a indiqué le président de la BAD, Akinwumi Adesina en visioconférence depuis Abidjan.

«Au moment où nous remontons la pente face au coronavirus et à ses répercussions sur notre monde, nous devons réajuster notre modèle de croissance. Nous devons prioriser la croissance qui protège l’environnement et la biodiversité, et cesser de privilégier celle qui compromet notre bien commun», a déclaré Adesina.

L’avenir de la région du Sahel en Afrique dépend de la Grande muraille verte, a-t-il soutenu, soulignant que «sans elle, le Sahel risque de disparaître sous l’effet du changement climatique et de la désertification

« Cette initiative constitue l’instrument privilégié de nos Etats Sahélo-sahariens pour s’engager et s’unir face aux enjeux récurrents de la désertification et de la dégradation des terres, la perte de la biodiversité et les changements climatiques», a déclaré de son côté, le Président mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, qui a pris part à ce sommet.

Le plan de la Grande muraille verte consiste à planter une mosaïque d’arbres, de prairies, de végétation et de plantes sur 8.000 kilomètres de long et 15 kilomètres de large à travers le Sahara et le Sahel de l’Océan Atlantique à la Mer Rouge, pour restaurer les terres dégradées et aider les habitants de la région à produire une nourriture adéquate, à créer des emplois et à promouvoir la paix.

Kayi Lawson

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